Activité, développement, fidélisation, RSE : entretien avec Eric Viale (IHG)

Photo of author
Written By MilleniumRc

Rédacteurs passionnés de culture, d'actualité et nouvelles de tout genre

Sommaire

Comme la plupart des groupes hôteliers, IHG est-il satisfait jusqu’ici de son année 2022 ?

Eric Viale – Après un premier trimestre impacté par Omicron, nous avons assisté à une véritable reprise de l’activité. Presque tous les hôtels fonctionnent aux niveaux de 2019, voire au-dessus, avec une fréquentation proche des niveaux d’avant la pandémie et une augmentation des prix moyens. Cela nous permet de passer une très bonne année.

Quelle part a pris la clientèle affaires dans ces bons résultats ?

Eric Viale – La clientèle loisirs a bien sûr été importante dans cette phase de reprise, que ce soit 2021 et 2022. Mais on voit aussi qu’un segment que nous avions enterré un peu trop vite, la clientèle MICE, est présent dans nos hôtels. Les entreprises ont besoin de ces moments critiques où leurs équipes se réunissent. La reprise de ce segment a commencé à se faire sentir sur le marché intérieur français à partir de 2021, puis cette année on a vu le retour des grandes activités internationales. Et maintenant, nous commençons à voir des mesures de relance de la part des États-Unis, stimulées par un taux de change favorable.

Pour autant, un certain nombre de ces événements corporate sont le fait de reports de manifestations qui n’avaient pas pu se tenir les années précédentes. L’activité MICE sera-t-elle toujours au même niveau une fois ces retards rattrapés ? 

Eric Viale – En effet, il faut évaluer l’activité générée par ces reports dus à l’annulation de lancements ou de salons et ce qui sort du business as usual. Mais nous sommes convaincus que nos clients grands comptes ont retrouvé un cycle de rendez-vous normal. Compte tenu de la demande et des réservations déjà confirmées pour 2023, nous sommes optimistes pour le segment MICE. Son rétablissement ne semble pas être un épiphénomène.

Etes-vous aussi positif en ce qui concerne la clientèle affaires individuelle ?

Eric Viale – Ce segment mettra sans doute plus de temps à se redresser. Dans la logique des affaires, les déplacements doivent être optimisés et justifiés. Les comportements changent, les séjours sont moins nombreux mais plus longs. Le Bleisure, tendance dont on entendait parler depuis pas mal de temps, est désormais une réalité car ces séjours professionnels prolongés intègrent souvent une dimension loisirs. Tout cela nous rend très confiants pour l’année à venir.

Avec les problèmes actuels liés à l’énergie, l’inflation est une préoccupation forte. Les tarifs des hôtels vont-ils continuer à augmenter en 2023 ?

Eric Viale – Le premier trimestre 2023 sera forcément beaucoup plus fort que le 2022 influencé par Omicron. Il y aura donc un effet mathématique qui augmentera légèrement le prix moyen de nos hôtels. Cependant, nous nous attendons à ce que ce prix moyen se stabilise ou augmente légèrement.

Passons à la présence des hôtels d’IHG en Europe. Quelle est la stratégie de développement de votre groupe, notamment pour la région que vous supervisez, l’Europe du Sud, et donc la France ?

Eric Viale – L’objectif d’IHG est de poursuivre sa croissance mondiale et responsable en Europe. Nous avons vraiment trois grands marchés sur ce continent : la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France. En raison de notre présence actuelle et de notre développement futur, la France est l’un des marchés les plus importants pour IHG. En Europe du Sud, nous nous concentrons sur quatre autres pays : l’Espagne et le Portugal, l’Italie et la Turquie.

Concernant les segments, quels sont ceux les plus porteurs pour IHG ?

Eric Viale – Nous voulons aller plus vite sur les segments du luxe et de l’art de vivre, où nous voyons de belles opportunités de développement. En France, nous occupons une position de leader du luxe avec nos InterContinentals à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Cannes ainsi que le Kimpton Paris Saint Honoré. Et nous pouvons aller plus loin, d’autant plus que nous sommes bien armés avec nos différentes marques : celles que nous avons acquises ces dernières années, que ce soit Regent, Six Senses et Kimpton, mais aussi la Vignette Collection récemment lancée. Dans notre portefeuille, il nous manquait une marque « Collection » qui serait facile à mettre en place par un hôtel haut de gamme qui a besoin de circulation et de visibilité. Cette collection s’agrandit. Nous avons déjà des hôtels vignettes à Vienne et en Algarve, au Portugal. Une collection de vignettes ouvrira à Porto en novembre. Par ailleurs, de nombreuses discussions sont actuellement en cours avec l’hôtellerie de luxe afin d’accélérer la croissance.

À LIRE  Où aller : les 10 plus beaux parcs du monde en images

Quant à votre marque fanion InterContinental ou Kimpton Hotels, ces enseignes font-elles aussi partie de vos priorités ?

Eric Viale – InterContinental continue d’être un moteur de notre croissance, avec un hôtel attendu à Rome début 2023. InterContinental se produira également à Ankara et à Bursa, en Turquie, des zones métropolitaines qui seront ajoutées à InterContinental à Istanbul. Et cela parallèlement à d’autres projets au Monténégro et en Crète. Quant à la marque lifestyle Kimpton, nous sommes déjà présents à Paris, Barcelone et plus récemment Majorque en Europe du sud. Alors que les très beaux hôtels Kimpton que nous avons au Royaume-Uni devraient stimuler la demande des consommateurs pour cette offre de style de vie, plusieurs projets sur lesquels je ne peux pas encore commenter sont sur le point d’être signés.

En parallèle, une de vos dernières marques créées, voco, vous étonne-t-elle par sa faculté d’expansion ?

Eric Viale – Depuis sa création jusqu’à où nous en sommes aujourd’hui, je pense que c’est la marque qui connaît la croissance la plus rapide de l’histoire de l’industrie. Nous sommes fiers de sa croissance mondiale, avec une présence importante au Royaume-Uni, des hôtels à Paris et Strasbourg en France, à Milan et Venise-Mestre en Italie et un grand projet à Bruxelles. Je crois fermement à son essor en Europe du Sud où l’on trouve de nombreux hôtels haut de gamme qui s’appuient sur un grand groupe pour leur distribution et leur visibilité.

Après une période de latence, votre enseigne Hotel Indigo semble maintenant repartie sur de bons rails.

Eric Viale – Il fallait savoir comment la présenter, comment porter cette marque boutique qui met l’accent sur la vie de quartier, le quartier. Ces choses résonnent encore plus aujourd’hui qu’hier, et je crois fermement en leur potentiel dans toutes ces villes du sud de l’Europe aux patrimoines riches et aux quartiers vivants. Si je regarde la croissance de cette marque en Italie, nous sommes capables d’être présents dans toutes les grandes villes comme Rome, Milan, Venise et bientôt Florence. En Espagne, en plus de Madrid, nous aurons bientôt un deuxième Hotel Indigo à Barcelone. Quant à la France, après une ouverture à Paris, nous avons mis du temps à implanter cette marque. Mais nous avons maintenant un Hôtel Indigo à Cagnes, avec un autre attendu à Bordeaux. Une chose est sûre, la marque porte.

Pour autant, votre groupe IHG est aussi reconnu pour ces grandes marques classiques que sont Holiday Inn ou Crowne Plaza. Comment ces enseignes évoluent-elles ? 

Eric Viale – Pour nos marques « grand public », l’accent a été mis sur la qualité de nos portefeuilles hôteliers avec des projets structurants dans lesquels nous avons engagé nos propriétaires. Au cours des dernières années, nous avons travaillé à l’introduction d’une nouvelle génération de chambres à l’Holiday Inn Express, qui sont désormais disponibles dans tous les établissements. Côté Holiday Inn, c’est un nouveau concept de lobby ouvert, adapté aux nouvelles habitudes de consommation avec son côté multifonctionnel pour un rendez-vous d’affaires informel ou un moment de détente, intégré dans près de 98% des hôtels. Quant à Crowne Plaza, la marque a également connu une révolution, toujours avec une approche repensée des espaces publics pour plus de flexibilité tout au long de la journée, en réponse à la manière hybride de travailler.

Ces marques classiques ont-elles autant de marge de croissance que vos marques luxe et le lifestyle ?

Eric Viale – Ils ont encore beaucoup de potentiel en Europe du Sud car ils peuvent toucher aussi bien les grandes villes que les villes secondaires. Nous avons l’exemple de Holiday Inn Express qui se développe rapidement dans la péninsule ibérique comme en France. Sur les 18 nouvelles ouvertures prévues par IHG en France, 8 sont des Holiday Inn Express, par exemple à Ajaccio, Arcachon, Caen et Reims. Bien que nous ayons plus de 60 bureaux en France, notre stratégie est de continuer à y renforcer notre présence et à connecter le territoire.

En dehors de l’évolution de votre parc hôtelier, l’actualité du groupe IHG a aussi été marquée cette année par la refonte de son programme de fidélisation, maintenant baptisé One Rewards. Quels en sont les avantages pour les voyageurs d’affaires ?

Eric Viale – A travers ce projet d’envergure, nous avons souhaité revoir notre programme dans son ensemble pour le rendre plus compétitif. Par exemple, nous avons le statut le plus compétitif de l’industrie en termes de nombre de points offerts par nuit. Autre avantage concurrentiel, la mise en place d’une réelle flexibilité dans l’utilisation des points pour répondre aux attentes, qui peuvent varier selon le type de séjour. Par exemple, lors de l’enregistrement, il peut être demandé à un client s’il préfère gagner des points ou profiter d’un petit-déjeuner gratuit. Par exemple, si son entreprise paie le petit-déjeuner, un voyageur d’affaires peut choisir de gagner des points pour son séjour, puis, s’il voyage en famille, de recevoir à la place un crédit F&B, un surclassement ou un accès au Club Lounge. L’application développée pour ce programme permet cette flexibilité. En tant que développement ultérieur, nous avons créé des niveaux intermédiaires entre les niveaux, permettant aux clients de profiter de nouveaux avantages sans avoir atteint le niveau supérieur. Il s’agit d’une approche unique dans l’industrie hôtelière.

Autre préoccupation actuelle à l’heure de la sobriété, où en est IHG dans sa transition énergétique ?

Eric Viale – Je voudrais déjà rappeler qu’avant le Covid, IHG avait annoncé son engagement « Journey for Tomorrow », qui couvre plusieurs aspects de la RSE, que ce soit la diversité et l’inclusion ou l’impact sur l’environnement, dont l’énergie est aussi une partie. Avant même cette crise, nous nous étions fixé des objectifs de réduction de la consommation énergétique par hôtel. Nous avions également développé des outils de suivi et de reporting avec une plateforme qui permet aux hôtels de comparer leur consommation avec un groupe d’hôtels similaires. Et donc d’identifier les bonnes pratiques et les progrès pour définir son plan d’action. D’autre part, IHG a également lancé son programme « Greener Stay », qui donne aux clients le choix de changer leur serviette tous les jours ou d’exiger tel ou tel service de chambre grâce à une consommation durable, une incitation sous forme de points IHG Rewards.

Votre implication en matière de RSE est-elle essentielle vis-à-vis de vos clients corporate ?

Eric Viale – Lorsque vous travaillez avec de grands clients internationaux, il y a toujours une partie dans leurs spécifications sur ce que fait IHG pour l’environnement. C’est un critère de choix. Avec les outils dont nous disposons et notre engagement envers Journey for Tomorrow, nous sommes bien placés pour répondre à ces questions. Donc, beaucoup a déjà été fait, mais nous devons continuer. Notre objectif est de créer un nouvel espace zéro carbone ou très basse consommation d’ici 2025. Nos équipes de conception et d’ingénierie y travaillent déjà et alimenteront progressivement les nouveaux concepts d’espace que nous développerons pour nos marques.

À LIRE  Vismara VM80, un voilier de croisière rapide pour les régates et les grands voyages

Est-ce que la RSE est obligatoire ?

La RSE est une obligation légale pour certaines organisations, mais c’est aussi une opportunité pour chacun de devenir plus responsable, engagé et respectueux de l’environnement et de la société.

Quelle entreprise n’a pas de RSE ? Pas d’obligation RSE au sens strict pour les PME et TPE L’obligation déclarative ne s’applique qu’aux : sociétés cotées (loi NRE de 2001) sociétés ayant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros ou plus de 500 salariés (Grenelle II de 2010)

Pourquoi la RSE n’est pas obligatoire ?

Le reporting RSE, une obligation légale ? Aucune loi ou réglementation n’oblige les entreprises à mettre en œuvre des mesures de RSE malgré un objectif positif, quelle que soit la taille ou la structure de l’entreprise.

Quels sont les avantages et les inconvénients de la mise en place de la RSE dans les entreprises ?

La RSE et ses avantages

  • Meilleure réputation de l’entreprise, meilleure image,
  • des économies dans la gestion des ressources énergétiques,
  • Une meilleure mobilisation du personnel, plus d’investissements,
  • bien-être des salariés.
  • Plus de sources d’innovation pour l’entreprise,

Pourquoi la RSE est obligatoire ?

La RSE représente une opportunité pour l’entreprise d’améliorer sa gouvernance d’entreprise tout en renforçant son engagement envers la société et ses collaborateurs. Cela permet aussi d’agir sur l’impact environnemental de ses activités dans le but qu’elles soient le moins nuisibles possible et même positives !

Qui est concerné par RSE ?

Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) : Qui est concerné ? Toutes les entreprises peuvent mettre en place une démarche RSE, quels que soient leur taille, leur forme juridique ou leur secteur d’activité.

Qui n’est pas concerné par la RSE ?

Pas d’obligation RSE au sens strict pour les PME et TPE Entreprises cotées (loi NRE de 2001) Entreprises de plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de plus de 500 salariés (Grenelle II de 2010)

Quelles entreprises doivent mettre en place une démarche RSE ?

Depuis l’adoption de la loi PACTE le 22 mai 2019, toutes les entreprises doivent mettre en œuvre une politique RSE « prenant en compte les préoccupations sociales et environnementales de leur activité » (article 1833 du code civil).

Est-il obligatoire pour une entreprise en France d’avoir une démarche RSE ?

Suis-je obligé d’avoir un service RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) ? Réponse courte : oui. Mais ce n’est pas seulement une restriction légale. C’est une démarche qui permet de mieux appréhender l’impact environnemental et social de son activité.

Quelles entreprises doivent mettre en place une démarche RSE ?

Depuis l’adoption de la loi PACTE le 22 mai 2019, toutes les entreprises doivent mettre en œuvre une politique RSE « prenant en compte les préoccupations sociales et environnementales de leur activité » (article 1833 du code civil).

Quels sont les 3 piliers du RSE ?

Si l’on regarde la définition ci-dessus, on constate que la RSE se caractérise par trois piliers : le pilier économique, le pilier environnemental et le pilier social. Ces trois piliers sont interconnectés, ils s’articulent et ne peuvent fonctionner l’un sans l’autre.

Quels sont les 5 piliers de la RSE ? RSE : les 5 piliers de la performance sociale

  • Motiver et donner du sens au travail des collaborateurs. La première clé de la performance sociale est de motiver les équipes. …
  • Soignez votre communication. …
  • Compter le temps de présence des employés. …
  • développer et améliorer ses compétences. …
  • Façonnez votre stratégie.

Quelles sont les 3 dimensions de la RSE ?

Le développement durable repose sur une vision à long terme qui reconnaît l’indissociabilité de trois dimensions : la dimension sociale, la dimension économique et la dimension environnementale.

Qu’est-ce que la dimension RSE ?

La responsabilité sociale des entreprises (RSE), également appelée responsabilité sociale des entreprises, est définie par la Commission européenne comme l’intégration volontaire des préoccupations sociales et environnementales par les entreprises dans leurs opérations commerciales et leurs relations avec les parties…

Quels sont les deux dimensions de la RSE ?

Les 3 dimensions de la RSE Sociale : Ce sont les relations avec les personnes dans l’entreprise, mais aussi à l’extérieur. La dimension sociale représente le facteur humain. Environnement : comment l’entreprise affecte-t-elle l’environnement ?

Quel est l’objectif principal de la RSE ?

La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) résume l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement durable (social, environnemental et économique).

Quels sont les objectifs de la RSE ? Dans une perspective globale, la RSE s’inscrit dans une démarche de respect de l’environnement et d’adoption d’une démarche de développement durable. L’objectif est d’améliorer la qualité de vie des salariés et de toutes les personnes en contact avec l’entreprise, mais aussi la société.

Qui doit faire un rapport RSE ?

En France, certaines entreprises (notamment dans le cadre des lois Grenelle II de 2010) sont tenues de produire un rapport RSE annuel. Il s’agit de sociétés cotées réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros ou comptant plus de 500 salariés.

Quelles sont les deux dimensions de la RSE ?

Social : Il s’agit des relations avec les personnes au sein de l’entreprise, mais aussi en dehors de celle-ci. La dimension sociale représente le facteur humain. Environnement : comment l’entreprise affecte-t-elle l’environnement ?

Quels sont les 2 sujets que les Français considèrent comme les sujets RSE les plus importants ? Il est à noter que deux principes considérés comme essentiels dans le domaine de la RSE se voient accorder la plus haute importance. La transparence et la prise en compte des parties prenantes sont en effet cruciales et centrales pour toute entreprise souhaitant s’engager dans la RSE.

Quels sont les pilier de la RSE ?

Ces 3 piliers RSE sont : économique, social et écologique. La stratégie de développement durable d’une entreprise s’appuie sur ces axes et des plans d’action sont élaborés à partir de ceux-ci.

Quels sont les trois piliers ?

Les trois piliers du développement durable Le concept parfois vaguement formulé de développement durable repose sur trois piliers : un aspect social, un aspect économique et un aspect écologique. Ces trois dimensions sont celles de l’activité humaine, trois enjeux de l’homme et de sa survie sur la planète.

Quels sont les 3 piliers de la RSE PDF ?

droits humains. Relations et conditions de travail. L’environnement. Bonnes pratiques commerciales.