Belgique : les 10 lieux à visiter absolument à Anvers

Photo of author
Written By MilleniumRc

Rédacteurs passionnés de culture, d'actualité et nouvelles de tout genre

Publié le 7 octobre 2022 à 6 h 01 Mis à jour le 7 octobre 2022 à 6 h 02

Les Anversois n’ont pas bonne réputation auprès de leur peuple, qui leur reproche des « dikke nek » (« gros cou », pour comprendre leur grand patron) et considère que leur ville est la seule digne du titre royal. « Le reste n’est qu’un parking », entend-on encore aujourd’hui dans la ville flamande qui, il faut bien l’avouer, a des airs de capitale internationale avec ses fiers monuments, ses prouesses architecturales, son excellente réserve d’idées et ses nombreuses langues . environnement.

Des bâtiments historiques rappellent l’histoire glorieuse de cette ville d’un million d’habitants, qui doit sa prospérité à l’Escaut et dont le centre abrite le deuxième port du continent. À partir de Steen, un château vieux de 800 ans qui entoure la ville, il s’étend progressivement en un croissant. La cathédrale gothique (qui réunit les chefs-d’œuvre de Jan Fabre à Rubens), les églises baroques, la grande gare qui montre tous les plus beaux rangs du monde, les maisons Art nouveau racontent l’ascension. et le déclin d’un pays conquis par de nombreux royaumes, traversé par des guerres de religion, et exposé aux influences latines et germaniques.

La légende des « Six d’Anvers »

Après un premier âge d’or dans la seconde moitié du XVIe siècle, lorsqu’elle devient la deuxième ville d’Europe après Paris et invente la bourse moderne, puis un second à la fin du XIXe siècle, grâce aux richesses du Congo sont gentiment exploitées par Léopold II, Anvers a connu le troisième depuis l’accélération internationale des années 1990. Pour la première fois dans les années 1980, un groupe de six architectes iconoclastes, unis par le terme « Six d’Anvers », a pris d’assaut. le monde de la mode et mettre la ville sur la carte des tendances mondiales. Leurs rôles – Raf Simons, Kris van Assche, Christian Wijnants, Sofie d’Hoore – préservent la légende.

La confiance s’étend au théâtre, avec le metteur en scène radical Ivo van Hove, et au bâtiment. En 2006, la nouvelle cour de Richard Rogers a activement honoré les voiliers qui ont apporté la prospérité. En 2011, le musée du MAS a donné une signature visuelle verticale à la ville qui a construit le premier bâtiment d’Europe dans les années 1930. En 2016, Zaha Hadid a couronné la Maison du Port d’un magnifique diamant de verre, la plus belle référence de l’industrie locale. Enfin, en 2018, le gouvernement régional a trouvé à Xaveer de Guyter un brillant futur siège. Aucune autre ville belge ne peut rivaliser. Ces dernières années, Eilandje, le quartier industriel du nord, de nombreuses galeries, bars et restaurants ont vu le jour. Dans le « Nouveau Sud », une nouvelle ville est en train d’émerger, construite dans le respect des dernières normes environnementales. Grâce au changement climatique très sensible, les restaurants sur les toits ont le vent en poupe. On mange des fruits de mer en buvant du vin blanc devant des DJ sympathiques. Un peu jalousement, les Belges pointent allègrement la sensation de flexion.

La réouverture du Musée des Beaux-Arts, dépoussiéré, agrandi, recréé, le 24 septembre, puis celle du Musée de la Mode, ce mois-ci, ne peuvent que confirmer le sentiment de fierté des Anversois. Pour les aider à garder la tête froide, on peut leur rappeler qu’ils permettent aux industriels de polluer en permanence leur bel Escaut. Ils ont également négligé de sécuriser leur immense port, qui est un piège pour les contrebandiers en tous genres. Les eaux usées – c’est officiel – contiennent le plus haut niveau de cocaïne de toute l’Europe. Les gangs règlent leurs comptes à coups d’explosifs et le bourgmestre Bart de Wever, du parti nationaliste flamand N-VA, a dû se décider à engager des agents de sécurité… Mais pas de panique, il n’y a aucun risque à visiter les dix lieux « Froid . » présenté ici.

À LIRE  L'Italie exhorte les couples à s'embrasser dans des "lieux d'amour"

Aux Musées royaux des Beaux-Arts, l’artiste Christophe Coppens a créé des sculptures sous forme de tableaux à tirer la tête. Ans Brys aux Echos le week-end

Le KMSKA, un joyau muséal qui a de l’humour

Après 11 ans de rénovation, le Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers a enfin ouvert ses portes le 24 septembre. La collection – commencée au XVe siècle avec le groupe de Saint-Luc et grandement enrichie par la merveilleuse donation, en 1840, de l’ancien maire Florent van Ertborn -, comprend de nombreuses œuvres de Rubens, Van Dyck, Rogier van der Weyden, Jean Fouquet, Jan van Eyck… Mais aussi la plus grande collection au monde d’œuvres de James Ensor. Le nouveau concept privilégie une approche thématique (pouvoir, souffrance, rédemption, etc.). Dans la même salle, c’est ainsi que se déroule la conversation aux XVIe, XIXe et XXe siècles. Pour faire participer les enfants, un artiste à facettes a présenté une douzaine de sculptures représentant les détails d’une des peintures de la salle. D’autres drôles de prisons attendent les visiteurs curieux.

Sur la Nationalestraat, la boutique de créateurs Dries Van Noten. Ans Brys aux Echos le week-end

Le Wilde Zee, paradis du shopping

Ce quartier central se compose de cinq rues piétonnes disposées en étoile (Korte Gasthuisstraat, Wiegstraat, Lombardenvest, Groendalstraat et Schrijnwerkerstraat). À quelques centaines de mètres de l’impressionnant « Modepaleis » de Dries van Noten et du Musée de la mode, vous trouverez de nombreuses marques célèbres, des marques de pointe et des boutiques éphémères. Certains magasins valent le détour rien que pour le bâtiment dans lequel ils se trouvent. La boutique multimarque Verso de la Lange Gasthuisstraat est installée dans une maison du XVIe siècle qui était autrefois une banque – sa verrière ne manque jamais d’impressionner. Un peu plus loin, on trouve un magnifique concept store, comme Donum (cadeau latin), qui a ouvert au printemps dans l’ancien bâtiment de la Banque nationale de Belgique, l’un des plus beaux immeubles de la ville.

Le Musée de la Mode (MoMu) a rouvert ses portes le 8 octobre, après 3 ans de rénovation. Ans Brys au week-end Les Echos

Le Sud, la dolce vita flamande

Tout autour du Musée des Beaux-Arts s’étend « Het Zuid », un quartier très prisé des créatifs. En face de KMSKA se trouve le magasin phare d’Ann Demeulemeester, qui ressemble à une scène de théâtre expérimentale. Sur Volkstraat, le concept store ENES, décoré par Gert Voorjans, un collaborateur de longue date de Dries van Noten, conserve l’ancienne cuisine pour exposer les ustensiles et la salle de bain vintage pour les soins. Juste à côté, l’une des maisons Art Nouveau les plus célèbres d’Anvers, la Maison du Peuple libre, de 1901, abrite une école Steiner. En face, l’église Sainte-Walburge, consacrée dans les années 1930, est connue pour ses vitraux d’origine. Toutes les rues à partir de la place Marnix, où un monument commémore la réouverture de l’Escaut en 1863, valent le détour.

Parc de Middelheim, dont l’oeuvre sera rénovée à partir d’octobre 2022. Ans Brys dans Les Echos-week-end

Le parc de sculptures de Middelheim, l’art en plein air

Le parc de 30 hectares expose 250 artistes des XXe et XXIe siècles : Rodin, Moore, Bourdelle, Maillol, Panamarenko. Certaines œuvres sont cachées dans les arbres, dans les arbres ou immergées dans les bassins, ce qui donne à la visite le bon jeu de la chasse au trésor. D’autres sont très drôles, comme l’Autrichien Erwin Wurm : une fausse voiture accidentée et un voilier à la coque tordue qui semble couler dans un bassin. L’ambiance est particulièrement magique lorsque les feuilles prennent leurs couleurs d’automne. D’octobre 2022 jusqu’à fin 2023, l’œuvre sera repensée mais le parc sera toujours ouvert.

Le MAS, nouvelle signature visuelle

Le Museum aan de Stroom (musée de la rivière), ouvert en 2012, est un symbole du renouveau de la partie nord de la ville. Il exprime l’importance du port à travers sa structure, qui rappelle les réservoirs de stockage. La collection permanente raconte l’évolution de la métropole dans son rapport au monde. Des milliers de petites armes en aluminium ont été apposées sur le visage indien rouge, chacune pour un client unique. Ces mains font référence à l’Anvers d’origine, où un soldat romain aurait tué et coupé la main d’un homme de grande taille qui demandait de l’argent à l’Escaut et coupait les mains des mauvais prêteurs. Le rooftop du MAS, haut de 62 mètres, offre un panorama unique, dans le seul restaurant trois étoiles Michelin d’Anvers, Zilte du chef Viki Geunes.

L’Eglise Saint-André, l’iconoclaste

Cette église du XVIe siècle vaut surtout le détour pour les décorations inattendues présentées par son curé, qui a par exemple demandé à la styliste Anne Demeulemeester de confectionner une robe spéciale pour la statue de la Vierge Marie. Il a installé un sac de boxe sur le prophète pour aider sa congrégation à chasser le diable. Enfin, une longue installation enchaîne les chaussures, des petites chaussures aux chaussures grand-père, pour finir dans un fauteuil roulant et placées devant des avis de décès. Une sorte de « vanité » moderne.

À LIRE  Controverse autour des jardins des Antoniades - Visite - Voyage

PAKT, le célèbre lieu de la ville où se situent startups, boutiques et restaurants, le tout conçu avec la marque durable.Ans Brys dans Les Echos-weekend

Le PAKT du quartier vert, un semblant de Brooklyn sur l’Escaut

Dans les années 2010, dans un ancien entrepôt industriel, est né PAKT, un espace urbain sous le signe du recyclage et de la durabilité, où start-up, entreprises créatives, commerces, salles de sport et restaurants ont envahi le paysage de l’industrie du bâtiment. . Sur le toit pousse audacieusement un potager bio où le chef hollandais Nick Bril vient entreposer la nourriture de son établissement star, The Jane (2 étoiles Michelin), magnifiquement installé dans une ancienne église, à côté du PAKT, à l’intérieur de l’ancien hôpital militaire transformé dans une maison. Toute cette zone, connue sous le nom de « groen kwartier », offre une oasis de paix au milieu de la ville animée. Cela rappelle Brooklyn, une impression renforcée par le nombre d’anglophones que l’on y croise.

Dans l’Eilandje, la nuit aquatique

Au nord de la ville, il existe encore de vastes zones propices aux fêtes. L’usine ABC dispose d’une immense terrasse où l’on peut déguster, à la recherche de chansons folkloriques, la Sword, une bière locale dont les racines remontent au 16e siècle. Pour se restaurer, le Fiskekur tout proche propose, sur le front de mer de Kattendijkdok, et une vue magnifique sur la Maison du Port, des plats de poisson qui ne pèsent jamais sur l’estomac. A quelques magasins de là, le bar Paniek’s, est noyé dans la verdure, sous un coucher de soleil mémorable. Quand vient l’heure d’aller danser, il ne vous reste plus qu’à vous rendre de l’autre côté de la piscine pour rejoindre le Vaag, l’un des clubs les plus populaires.

Le tunnel Sainte-Anne, passage cinématographique

C’est une infrastructure précieuse chère au cœur des Anversois, qui utilisent leurs pieds, vélos ou planches à roulettes pour traverser l’Escaut, qui n’est couvert par aucun pont afin de ne pas perturber le cours du fleuve. Construite entre 1931 et 1933, elle mesure 572 mètres de haut. Le blanc pur, classé, offre un grand potentiel cinéma-graphique, et est largement utilisé. Conserve les extensions en bois d’origine. Comme à New York on peut mieux apprécier la vue sur Manhattan qu’à Brooklyn, c’est de la rive gauche de l’Escaut qu’on a la meilleure vue sur le centre historique.

L’hôtel Sanctuary Botanic : luxe, calme et historicité

La parole sacrée n’a pas été détournée dans ce nouvel hôtel cinq étoiles « top », situé en bordure du jardin botanique. Il y a une sacristie du 15ème siècle où se déroulent maintenant des festivals et des concerts. L’une des salles du bar est peinte au vin de Bourgogne. Le sport invite tout ce qui précède. La coexistence complexe de deux restaurants, Hertog Jan (deux étoiles Michelin) et Fine Fleur (une). Les petits budgets pourront choisir un hôtel plus simple mais charmant, idéalement situé près de la mairie, le Rubens. A proximité, le restaurant Fiera, situé dans l’ancienne bourse, permet d’observer la bourgeoisie anversoise dans un décor néo-gothique.

Y aller

De nombreux Thalys directs depuis Paris, plus de 2 heures. Comptez 150 euros aller-retour selon les dates choisies.