Dans le Gard, un vent très favorable au retour des Marins à Port Camargue

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Après deux ans d’absence pour cause de Covid, le marché de l’occasion est de retour.

Après deux ans d’absence en raison de la crise sanitaire liée au Covid, le Salon nautique de Port Camargue, qui rassemble plusieurs centaines de bateaux d’occasion, attire depuis vendredi de nombreux plaisanciers. L’occasion pour les professionnels de Cap Océan, courtiers qui mettent en relation vendeurs et acheteurs potentiels, d’exposer certains de leurs bateaux.

L’un des courtiers mobilisés à Port Camargue ce week-end, Thomas, n’hésite pas à montrer au public notamment un Bayliner 285 2B de neuf mètres de long datant de 2004″ pour les plaisanciers qui souhaitent débuter avec un bateau à moteur performant, vitesse de croisière de 20 nœuds. et une bonne habitabilité, une consommation de carburant acceptable. » Un bateau qui demande un budget de 44 000 €.

Le rêve de voilier d’un Gardois qui prend fin

Le visiteur découvre à l’intérieur une banquette pour bronzer, six lits, une douche et des toilettes adaptées aux limites environnementales avec une alternative aux rejets en mer. « Nous proposons aussi un semi-rigide pour que les gens puissent se déplacer d’un point A à un point B le plus rapidement possible pour pratiquer des activités et sports nautiques », présente le représentant de Cap Océan. Pour Thomas, la tendance actuelle est davantage de s’adresser à un public « qui est de moins en moins marin, n’a plus le temps pour le plaisir quotidien, préfère conduire le jour ».

Le bateau Joker de 6,50 m, c’est-à-dire. de taille moyenne, à 60 000 €, peut facilement accueillir une famille de quatre personnes et offre une navigation aisée. Pour ceux qui seraient tentés par un achat au Salon Nautique, sachez, comme pour une maison, qu’un compromis de vente est conclu avec le propriétaire avec des conditions suspensives (emplacement possible, compétence, financement) pour une durée de validité d’achat de un mois.

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Dans le salon, si Cap Océan expose de nombreux bateaux prêts à être vendus, des particuliers ont également choisi cet événement pour tenter de vendre les leurs. C’est le cas de Leo Agapitos. Ce Gardois de Barjac a choisi lors du premier confinement de s’installer dans le Sud et de vivre avec sa compagne sur un bateau. Mais un nouveau projet pour ce dernier en Belgique a provoqué un changement de direction.

Les clients sont de moins en moins surfeurs car ils n’ont pas vraiment le temps

Pourtant, le couple a trouvé « sur internet » le bateau de leurs rêves : un croiseur Jeanneau Trinidad 52 avec un moteur Perkins d’un peu plus de 80 chevaux, « qui était près de Rome. Construit en 1983, il avait besoin d’être restauré. » Le pare-brise a été changé, le moteur révisé et surtout les pièces en teck conservées, ce qui lui donne un cachet qui peut séduire les amateurs du genre.

Léo Agapitos, qui pouvait faire confiance à ses parents, habitués à ce genre de défi, n’a donc pas beaucoup voyagé avec ce bateau, même si la première fois il a dû rejoindre Rome depuis Port Camargue « en février, ce qui s’est soldé par une longue et un voyage un peu mouvementé, surtout après la Corse. »

Même si Léo confie qu’il avait un peu de flou dans l’âme avant de lâcher ce voilier, il dit qu’il a quand même profité de naviguer sur ce bateau « Amiral de Jeanneau dans les années 1980 ». Bateau vendu moins de 100 000 euros pour ceux qui veulent se faire plaisir et vivre à leur tour leur rêve de voile.

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