De Raymond Devos à « The Crown », 25 idées pour emmener votre soirée et week-end

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Raymond Devos lors d’une de ses dernières apparitions à la télévision. A droite, la série « The Crown ».

7 idées de sorties et d’activités

© T.F.1-Sureau-Sipa/Netflix

La liste de la semaine : les 6 meilleurs épisodes de The Crown

Entre le Salon International de la Photo de Paris, la nouvelle saison de The Crown ou la sortie de Black Panther 2, l’offre culturelle en cette semaine de rentrée est variée. Même les fans de Plus belle la vie ou de Cyril Lignac, qui nous présente pendant un mois les recettes de son nouveau livre, seront également bien servis. Sans oublier le bel hommage à Louis Malle et Raymond Devos. Bonne semaine et portez-vous bien !

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1 oeuvre en 1 minute : Coupe de cerises, prunes et melon par Louise Moillon 

Les studios Plus belle la vie se visitent pendant un mois.

The Crown revient aujourd’hui pour une cinquième saison très attendue et forcément un peu spéciale, deux mois après la mort d’Elizabeth II. Avec un casting renouvelé, la série sur la vie de la reine d’Angleterre rentre dans les années 1990. Si vous n’avez jamais connu cette série, voici six excellents épisodes pour comprendre l’œuvre monumentale orchestrée par Peter Morgan :

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Louise Moillon, Coupe de cerises, prunes et melons, vers 1633, huile sur toile, hauteur 48 x largeur 65 cm, Paris, musée du Louvre, tableau

(RMN-Grand Palais-Musée du Louvre/Michel Urtado)

Louyse ou Louise Moillon (1610-1696) est une femme du XVIIe siècle dont les oeuvres furent reconnues de son vivant. Voici son tableau le plus célèbre, réalisé sur un petit panneau de bois avec sa signature (inscrite sur l’étagère à droite), Coupe de cerises, prunes et melon (vers 1633), actuellement au Louvre.

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Louise Moillon a grandi dans une famille d’artistes vivant au Faubourg Saint-Germain à Paris, et a sans doute été formée par son père, lui-même peintre. A cette époque, une colonie de peintres hollandais, grands maîtres de la nature morte, s’installe au même endroit. Et la famille protestante de Louyse fut sans doute en contact avec eux et leurs techniques.

Les premiers mots : Rêvons des mots de Raymond Devos

Dans cette nature morte, genre que les femmes artistes pouvaient pratiquer, le peintre a équilibré la composition, avec la coupe de cerises rouges au centre, les prunes bleues à gauche et le melon orange à droite. De son toucher onctueux, elle rend le velouté des prunes, l’aspect rugueux de la peau du melon, le côté brillant et croquant des cerises, éclatant sur leur lit de feuilles vert foncé et sur le fond noir.

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Le grand historien de l’art Pierre Rosenberg a souligné la subtilité de « l’accord acidulé des couleurs » dans lequel réside « une grande partie du charme de la coupe cerise ». Par sa simplicité, ce tableau évoque « un sentiment de calme méditatif », selon le conservateur en chef du Louvre, Nicolas Milovanovic. Le spectateur contemple ces cerises du soleil, écuries royales, centrales et si fragiles, gorgées de jus et de vie. (M.-A K.)

Le classique à revoir : Ascenseur pour l’échafaud

A voir dans l’exposition « Les choses, une histoire de nature morte », au Louvre jusqu’au 23 janvier.

Mercredi, les 100 ans de l’humoriste Raymond Devos seront fêtés un peu partout dans les cinémas de France et de Belgique. L’auteur de ses lignes a eu la chance d’être un de ses voisins, il était impensable de l’ignorer. Outre diverses performances – comme celles organisées tous les soirs cette semaine à Antibes avec Christophe Alevêque, Hippolyte Girardot, Stéphane Guillon ou Alessandra Sublet (plus d’infos ici) – vous pourrez visiter son ancienne maison reconvertie en musée à Saint – Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), où il est décédé en 2006. Visitez ce site pour en savoir plus.

Et pour mieux comprendre à quel point ce génie de la langue française aime « jouer avec les mots et jouer avec le mal », rien ne vaut ses paroles. Pour quelques euros, il est possible de se procurer par exemple Rêvons des mots, carnets inédits et posthumes de l’artiste, parus en 2013. Cet abécédaire rassemble les réflexions que Raymond Devos a écrites dans de petits carnets et qu’il n’a jamais publiées. Voici les premiers mots :

Louis Malle, gentleman provocateur. C’est le titre de la rétrospective que crée l’événement à travers la sortie en salles de six de ses chefs-d’œuvre restaurés par Gaumont. Parmi eux l’incontournable Ascenseur pour l’échafaud, adaptation du roman de Noël Calef, que lui a recommandé son ami Alain Cavalier, assistant réalisateur ici. Pour ce thriller crépusculaire en noir et blanc, le cinéaste reçoit le prix Louis Delluc en 1957 à l’âge de 26 ans, un an après avoir remporté la Palme d’or pour Le Monde du silence – partagée avec le commandant Cousteau.

Le week-end clés en main : belles demeures au fil de l’Armançon

Il raconte cette fois l’histoire d’un couple qui s’aime en silence, Florence et Julien. Les deux amants ourdissent un complot pour se débarrasser du mari de Florence, un riche et redoutable homme d’affaires pour qui Julien travaille. Ils planifient le meurtre parfait et Julien tue son patron en déguisant l’attaque en suicide. Après son acte, il se rend compte qu’il a laissé un indice compromettant et retourne sur les lieux du crime. Malheureusement, Julien reste coincé dans l’ascenseur. Il tente en vain de s’en sortir, tandis que Florence le cherche dans les rues de Paris. Une randonnée soulignée par la trompette de Miles Davis, qui a improvisé avec ses musiciens devant les images du film lors d’une jam session organisée par Boris Vian.

Impossible de résister à cette mise en scène classique, qui frappe par son élégance et sa précision, notamment en distillant la tension goutte à goutte dans l’espace confiné où le héros est confiné et où chaque bruit devient source d’excitation. La peur. Sans oublier l’interprétation à cordes de Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Georges Poujouly et Lino Ventura.

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Regardez-le dans les salles à partir d’aujourd’hui.

Parmi les monuments présents dans la vallée de l’Armançon figure le château d’Ancy-le-Franc.

La vallée de l’Armançon, affluent de l’Yonne, était l’une des régions les plus populaires de France lorsque la Bourgogne était une province puissante à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance. Un âge d’or qui explique la présence de nombreux châteaux sur les rives de cette rivière. Parmi eux, Ancy-le-Franc (Yonne) est l’un des fleurons du patrimoine français. Construit entre 1538 et 1546 par Antoine III de Clermont, l’un des plus puissants conseillers d’Henri II (roi de France entre 1547 et 1559), l’édifice est l’une des premières réalisations de la seconde Renaissance française.

Ne vous fiez pas à sa façade a priori austère : son intérieur regorge de superbes décorations, notamment des deux plus grands artistes de cette époque, Primatice et Nicolo dell’Abate. Les trompe-l’œil de la Chapelle Sainte-Cécile, de la Chambre des Arts et surtout de la Galerie Pharsal restent des chefs-d’œuvre picturaux de la Renaissance.

Si vous souhaitez rester plus d’un week-end

La vallée de l’Armaçon réserve bien d’autres surprises. Non loin d’Ancy-le-Franc se trouve la ville de Tonnerre (Yonne) – regardez son magnifique Hôtel-Dieu – un bon point de départ. A neuf kilomètres de la cité bourguignonne, le château de Tanlay, avec ses deux obélisques pyramidaux, intrigue. Son parc, ses fresques en trompe-l’œil et le dôme du Tour de la Ligue sont à ne pas manquer.

Si vous remontez la rivière et traversez le département de la Côte-d’Or, d’autres châteaux sont disséminés, comme ceux de Nuits, d’Époisses – où l’on peut déguster le célèbre fromage du même nom – ou encore d’Éguilly. A l’écart de la vallée se trouvent également deux autres châteaux, ceux de Bussy-Rabutin et de Commarin, qui méritent une visite.

Abbaye de Fontenay, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Entre deux châteaux, pensez à découvrir cette Bourgogne très verte. Depuis Tonnerre ou Montbard, il est possible de longer le Canal de Bourgogne sur des pistes cyclables bien aménagées. Non loin de là, Chablis et son vignoble disposent de nombreux sentiers de randonnée dans les collines boisées. Il est également possible de monter sur le canoë de l’Armançon ou de louer un bateau et de descendre le canal.

Près de Montbard, la grande forge de Buffon, créée par le célèbre naturaliste natif de la région, offre un intéressant musée du fer et de l’acier. Surtout, l’un des plus beaux édifices religieux de France se cache dans un vallon aux portes de la ville : l’Abbaye de Fontenay. Ce monastère cistercien, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un chef-d’œuvre de l’art roman parfaitement conservé depuis le XIIe siècle.

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Où? Tonnerre et Montbard sont accessibles en train et depuis leurs gares il est possible de se rendre aux différents lieux en bus et à vélo.

Lorsque ? Les principaux châteaux sont ouverts toute l’année, mais les plus petits sont souvent fermés de la Toussaint à Pâques. Pensez à vérifier les fermetures hivernales avant de vous y rendre.