Essai arrière Volkswagen Golf 4 R32. Concerto en ré majeur

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Written By MilleniumRc

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À l’occasion de la sortie de la Golf R célébrant les 20 ans du label sportif de la firme de Volkswagen, nous avons repris le volant d’une Golf R32, première d’une série qui séduit toujours et envoûte par les vocalises de son V6. Attention, denrée rare !

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Stanislas Larroumet

Publié le 15/12/2022 – 17:30

Mis à jour le 16/12/2022 – 11:28.

Essai, prix et caractéristiques : À l’occasion des 20 ans de la Volkswagen Golf R32, retour sur cette Volkswagen qui a marqué son époque.

Rrrrr, c’est effrayant ou cela ressemble au son que vous pourriez faire lorsque la nervosité prend le dessus. Chez Volkswagen, l’inventeur du label GTI, certains ont déjà eu l’idée de transformer un gros compact en une véritable petite bombe. Nous sommes en 2002 et c’est alors qu’apparaît la première Golf R. La voiture se reconnaît facilement à sa carrosserie peu discrète, avec des protubérances importantes qui peuvent la placer dans la catégorie tuning. En tout cas, impossible de confondre avec un TDI ordinaire. Quand j’étais déjà dans le métier, je me souviens d’une voiture avec une belle sonorité et assez puissante grâce au V6 3.2 de 241 ch, mais mal amortie et pas si sportive que ça. Vingt ans plus tard, qu’en est-il ?

Au volant de la Golf 4 R32

Nous avons trouvé une copie de la Golf 4 R32 de 2003. Un modèle aussi rare que merveilleux, Christophe, son propriétaire, l’a amoureusement entretenu pendant trois ans. « Cela est sorti le 21 août 2003, jour de San Cristobal. C’est clair que ce serait pour moi ! », plaisante notre homme, grand amateur de Volkswagen sportives. De plus, sa Golf 4 R32 trône fièrement dans son garage aux côtés d’une Golf 5 R32 et d’une Golf 3 VR6. Les trois modèles sont en parfait état, mais ils ne le sont pas. pièces de musée Seul ou en famille, Christophe se promène très régulièrement avec ses « bijoux ».

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Carrosserie, jantes larges et gros embouts d’échappement : la Golf R32 ne prétendait pas à la sportivité.

En entrant dans l’habitacle très morne de la Golf 4, j’admire la qualité de fabrication irréprochable avec des matériaux flatteurs et de superbes sièges baquets en cuir sur lesquels il faut presque marcher pour y glisser mon corps imposant. Adapté à toutes les tailles Grâce au large réglage du siège et du volant, la position de conduite est parfaite. Le barillet de clé – une opération devenue incroyablement rare en 2022 – et le joli grondement du six cylindres tirent de gros débits d’échappement. Non seulement ça rappelle des souvenirs, mais surtout ça fait chaud au cœur qu’un constructeur, alors généraliste, ose à nouveau installer un six cylindres dans une compacte après la Golf 3 VR6. Un vrai bonheur.

Dès les premiers hectomètres, la tenue de route hyper lourde de notre R32 nous ramène de nombreuses années en arrière. Chaussé de pneus 225/40 R18, le premier R de l’histoire de VW se plaint de la sécheresse de sa suspension dès le premier ralentisseur. Sans débattement, l’amortissement peine, que ce soit en ville ou sur des routes mal goudronnées, à procurer une sensation de calme à bord, malgré les pneus tendres hiver offrant une relative souplesse. Nous profitons de la proximité de l’Allemagne, où nous avons pris la Golf 4 R32, pour faire un saut sur l’Autobahn. Notre idée est de chanter le « 6 » à allure libre sur l’autoroute et de voir s’il a encore quelque chose dans le ventre.

Malgré ses 20 ans d’âge, le V6 de 241 ch de cette R32 offre des performances impressionnantes et un son exceptionnel.

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A peine monté sur le scotch allemand, j’appuie sur la pédale de droite alors que l’aiguille du tachymètre monte dans la zone rouge. Quelle chanson! De bas en bas régime, le son devient plus net à mesure que le régime monte, mais ne descend jamais dans l’exagération typique d’une compétition de réglage. A l’heure où les pouvoirs publics nous obligent à rouler électrique, rouler avec un six cylindres essence qui donne de la voix devient si rare qu’il vaut la peine de le souligner.

A 120 km/h, la compacte bleu électrique passe au règlement 120 km/h dans la voie de gauche de l’autoroute, au milieu du trafic dense, là où les conducteurs et passagers des voitures environnantes regardent la plutôt rare Golf, même en Allemagne. Je joue de la boîte de vitesses pour exploiter les différentes cordes vocales du 3.2 de 241 ch. Quelques fils plus loin, le fameux panneau « vitesse libre » apparaît dans l’église face à la grande bande. Gaz! En enfonçant les deux avant-dernières vitesses dans le levier de vitesses, on regarde l’aiguille du compteur s’affoler pour afficher rapidement 220km/h… devant une chicane mobile, un Renault Kangoo gardant un bon 170km/h au compteur (!), ne coupe pas ce. notre poussée Bien mieux, les rappels seront plus excitants.

A bord, c’est triste mais parfaitement construit. La position de conduite est excellente.

Thomas Atoine/équipe Ace

Côté tenue de route, force est de constater que la Golf 4 a vieilli. Cependant, il reste sûr.

Et aujourd’hui ?

Thomas Atoine/équipe Ace

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Mettre un six cylindres dans une compacte était très audacieux à l’époque. Peu de constructeurs l’ont fait.

Thomas Atoine/équipe Ace

Fiches techniques comparées

Le tableau de bord de la Golf 4 est solide mais l’ambiance est terne, même dans la R32.