Essai Whaly 400 et 500 : des canoës rotomoulés ultra résistants

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C’est dans les années 1970 que la marque Whaly voit le jour aux Pays-Bas. Longtemps limités à un usage professionnel, ces bateaux ont depuis trouvé leur public avec plusieurs programmes de navigation familiale. La série se compose aujourd’hui d’une dizaine de modèles, le plus petit a une longueur de 2 mètres (l’attache) pour finir aux alentours de 5 mètres pour le plus grand. Leur arrivée en France est plus récente et remonte à 2018.

Le chantier Passion Nautic Club à Arzon dans le Morbihan se charge de l’import. A ce jour, la France compte au total une quarantaine de concessionnaires, avec un objectif d’une centaine d’ici quelques mois, y compris à l’intérieur de la France pour couvrir l’eau douce. « Le développement de la marque en France a été fulgurant », déclare Stéphane Guillo, de Passion Nautic Club.

Ils résistent à presque tout

Il faut dire que les arguments pour ces bateaux ne manquent pas, à commencer par leur production. Là où la majorité du parc nautique français est en fibre de verre et polyester, ces Whalys sont en polyéthylène rotomoulé qui apporte une résistance et une rigidité hors du commun.

Pour preuve, Stéphane Guillo pointe un bateau sur le remblai, un Whaly gris de 4 mètres qui laisse apparaître une rayure à peine visible sur le flanc. Or, c’est la conséquence d’une chute de quatre mètres ! « Le bateau est tombé du transpalette lors de la livraison », explique-t-il.

Ces rayures sont facilement réparables. « Il suffit de chauffer la matière à 700°C et d’utiliser la spatule pour retrouver la forme originale. Ensuite, il faut le laisser refroidir et attendre qu’il rétrécisse tout seul. » Pour les gros impacts, le chantier hollandais fournit des blocs de matériau polyéthylène qui doivent être fondus de la même manière que pour les petits impacts et qui doivent ensuite être appliqués sur la zone à combler.

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C’est simple et efficace… La rigidité de ces bateaux est due à la technique de fabrication. « On injecte le polyéthylène entre deux formes métalliques qui tournent pour répartir la matière [d’où le terme rotomoulé, ndlr]. La température baisse alors progressivement pour que la résine polymérise. La principale difficulté réside dans la bonne gestion de la chute de température pour que le retrait de la matière soit optimal, ni trop rapide, ni trop lent », précise Stéphane Guillo.

Les bateaux ont une épaisseur de 12 millimètres. « Si on met des pare-battages, c’est pour ne pas abîmer les autres bateaux », annonce-t-il. Ils ne sont pas insubmersibles, « mais nous pourrions, sur demande ». Et donc Whalys dispose d’une belle ressource, surtout en cette période où l’aspect écologique ne laisse personne indifférent : ils sont en plastique recyclé et le bateau lui-même est recyclable à l’infini.

Les autres raisons du succès sont à rechercher du côté du manque d’entretien. Ils n’ont pas besoin de matériau de fond. Et ils sont modulables. Le Whaly 400 de notre essai était équipé d’une barre franche pour répondre aux souhaits du client, mais il est possible d’ajouter une console et de la placer où l’on veut, au milieu, sur le côté, derrière. , etc.

Il en va de même pour les coffres ou les sièges, qui sont placés selon les souhaits du propriétaire. Un vrai Lego®, et qui peut prendre toutes les couleurs possibles, puisqu’il n’en existe pas moins de douze. « Ce choix a permis de s’adapter à la demande des particuliers, qui représentent la moitié de notre clientèle, résume Stéphane Guillo, l’autre moitié est à usage professionnel, comme les pompiers, les écoles de voile ou encore le forage, etc.

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Pour les pros et les particuliers

Aujourd’hui, les Whalys sont utilisés par des pêcheurs amateurs ou des familles avec enfants… » Ils peuvent aussi être utilisés comme chalutiers, comme dans le Golfe du Morbihan, où nous avons testé les Whaly 400 et 500 R80, des unités à part entière, faciles à manier, avec de bonnes performances et facile à échouer, ne craignant pas les fonds de galets qui rayeraient la quille.

« Pendant ces périodes où les délais d’attente sont plus longs pour obtenir un bateau neuf, nous n’avons que six semaines entre la commande et la livraison. Cette vitesse a permis de conquérir de nouveaux clients, par exemple des jeunes qui n’ont pas de budget extensible et qui souhaitent tout de même naviguer rapidement. »

Car le prix est l’argument ultime – et pas des moindres – en faveur de Whalys. Par exemple, le Whaly 500 R80 que nous avons testé tourne autour des 25 000 € avec un 60 chevaux et une remorque. Assez attrayant, non?