Fournisseurs, vendeurs et installateurs de poêles à granulés pris d’assaut : le chauffage au cœur des préoccupations à Brioude (Haute-Loire)

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« Il y a une grande demande au niveau des granulés. Je n’ai jamais rien vu de tel », avoue Cédric Florentin, gérant du magasin Rural master à Cohad. « Nous parvenons à obtenir les mêmes volumes que l’année dernière. Pour le moment, nous avons deux camions par mois, mais en une semaine, tout est épuisé. » Le magasin ne peut pas tenir ses stocks. Des clients appellent tous les jours. « On a aussi des Clermontois qui demandent parce qu’ils ne le trouvent nulle part. Alors pour essayer de contenter tout le monde, la marque a limité les livraisons à une palette par client. Et pour ceux qui ne peuvent pas mettre la main sur le précieux sésame, une liste d’attente s’est constituée.

« Nous avons une centaine de noms. Lorsqu’ils nous livrent, nous les appelons pour proposer selon notre prix. »

Car si les pellets n’ont pas connu une forte hausse comme le gaz, l’électricité ou le fioul, s’approvisionner est un investissement. « En moyenne, pour les poêles à granulés, il faut une palette pour passer l’hiver. Avec les prix actuels, il faut compter entre 500 et 800 €. Après avoir sondé plusieurs professionnels de l’industrie, personne ne sait exactement pourquoi les pellets sont si rares cette année. Est-ce un moyen d’augmenter le prix ? Certaines personnes le pensent. Est-ce à cause de la forte augmentation de la consommation ? Peut-être Pour un producteur local de granulés de bois, il ne fait aucun doute que le marché est sous pression. « Les gens deviennent un peu hystériques. Nous sommes sous pression maintenant. « Brivadois les fournit en vrac et les prépare également pour une livraison en sacs, créant un problème qui s’autoalimente. « Les gens entendent qu’il y aura moins de pellets. Ils achètent donc deux fois plus. Nous produisons tous régulièrement. »

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En tout cas, du côté des vendeurs et installateurs de poêles, les carnets de commandes sont pleins et les commandes ne cessent d’affluer. « On a de plus en plus de demandes mais, contrairement aux autres années, les gens sont pressés », explique Carole Fournier, gérante de l’entreprise Jean-Claude Tixier à Sainte-Florin. « Les clients recherchent toujours l’économie en se tournant vers le bois ou les granulés. Mais cette année, ils sont tellement pressés qu’ils ont tendance à oublier la sécurité car ils ont peur de ne plus avoir de chauffage. Un sentiment d’urgence vu par tous les professionnels du secteur. L’angoisse de ne pas pouvoir se chauffer ou d’avoir du mal à payer les factures est bien réelle.

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Pour les utilisateurs de bois, l’ambiance est un peu différente. Les prix ont effectivement augmenté, mais cette solution de chauffage reste la moins chère. Sur le marché, le prix de la chaîne stéréo tourne autour de 65 euros et peut atteindre 140 euros. Mais pourquoi une telle différence ? « Le 1er septembre, une nouvelle loi est entrée en vigueur. Il nécessite une garantie concernant le séchage du bois. Pour Christophe Racher, négociant en bois présent chez Cohad depuis plus de 30 ans, cette nouvelle mesure nécessite de nouveaux investissements et se traduit par des prix plus élevés.

« J’ai fait le choix de ne pas garantir mon bois. Il doit être conservé pendant 3 mois après le fractionnement. Ce serait deux fois plus cher à l’aller pour mes clients et je ne peux pas leur faire ça. Aussi, j’ai essayé de demander, ils ne veulent pas. »

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Alors Christophe Racer continue de traiter son bois de la même manière. Et à ceux qui disent qu’il ne l’est pas, il répond rapidement. « Regardez autour de vous », dit-il en montrant la grande quantité de matière première qui l’entoure. « Tous mes clients seront livrés dans les records comme chaque année. Il y a assez pour passer l’hiver et les quantités de l’année prochaine sont également prévues. J’ai beaucoup à offrir. La seule chose qui me manque en ce moment pour respecter les délais, c’est la main d’oeuvre. Pour lui, si la demande n’est pas plus élevée que les années précédentes, il estime que beaucoup de monde ira l’année prochaine après avoir réglé les problèmes de l’hiver quand le bois est mûr. En attendant, gaz, bois, électricité ou granulés, tout le monde croise les doigts pour pouvoir se chauffer sans que la facture ne soit trop élevée.

Et le fioul ? Le prix du litre a doublé en un an. La livraison étant généralement conditionnée à une quantité minimale de 1 000 l, elle coûte actuellement au moins 1 500 €.