Immobilier : quelles sont les bases pour un premier achat immobilier en 2023 ?

Photo of author

Rédacteurs passionnés de culture, d'actualité et nouvelles de tout genre

Il n’y a pas d’âge pour acheter un bien immobilier, mais comme le projet est souvent financé par un emprunt, la question de l’âge idéal est clé pour ne pas s’endetter trop longtemps. Les banques font attention à l’âge du futur propriétaire, notamment afin de sécuriser au mieux le prêt avec une assurance emprunteur. Quels sont les critères pour un premier achat immobilier ?

Sommaire

Plus ou moins de 35 ans ?

Parler d’âge idéal en matière d’immobilier est difficile car chaque étape de la vie peut correspondre à un projet précis (achat d’une résidence principale, investissement locatif), tout dépend de la vision globale que vous avez de votre propre avenir, si c’est le cas auxquels nous sommes confrontés La mobilité du travail et des parcours de vie possibles (naissance, séparation, divorce, décès) peut se développer très loin.

Une chose est sûre, les Français ont toujours un appétit pour la pierre, considérée comme une valeur refuge, surtout en période de crise économique. Un sondage Ifop réalisé début 2022 révélait que 80% des 18-30 ans rêvent d’être propriétaires de leur résidence principale. Et parmi eux, les deux tiers déclarent se donner 10 ans pour réaliser leur rêve.

Une autre étude menée l’année dernière, cette fois par Harris Interactive, a montré que 70% des moins de 35 ans déclarent que l’âge idéal pour acheter leur première maison se situe entre 25 et 34 ans. Pour 31% des sondés, la période idéale se situe entre 35 et 44 ans. Concrètement, le premier achat immobilier se fait généralement entre 33 et 38 ans.

Les conditions de crédit immobilier en 2023

Le contexte inédit que connaît le marché immobilier depuis l’été dernier en lien avec la guerre en Ukraine a resserré les conditions de crédit et réduit le pouvoir d’achat immobilier des ménages français. Avec la forte hausse des taux d’intérêt, les demandeurs de prêt doivent faire face à l’augmentation constante des prix de l’immobilier et au problème de l’usure, devenue un frein à l’accession en raison d’un mode de calcul très éloigné de la réalité du terrain. Pourtant, il y a de l’espoir avec la toute récente décision de la Banque de France : le paiement mensuel du taux d’attrition, mesure essentielle pour les emprunteurs, qui devrait entrer en vigueur au plus tard le 1er mars 2023.

À LIRE  Hong Kong lance les premiers ETF cryptographiques d'Asie

Les jeunes primo-accédants sont les premières victimes de ce credit crunch car ils ont souscrit aux taux d’intérêts les moins généreux et ont besoin d’emprunter sur les maturités les plus longues pour maintenir leur taux d’endettement sous la barre des 35% (basé sur le revenu net incluant l’assurance emprunteur) . Les conditions de crédit continuent de se dégrader en janvier 2023, entre la hausse incessante des taux d’intérêt et l’effet ciseau de l’attrition.

Actuellement, le taux d’intérêt moyen sur le terme de 20 ans varie entre 2,40 % et 2,70 %, avec un taux d’attrition pour ce terme fixé à 3,57 % pour le trimestre (sauf modification au 1er mars). Plus le taux d’intérêt brut est proche du taux d’usure, plus la marge devient réduite pour intégrer tous les coûts liés à l’emprunt :

Il peut aussi y avoir des frais de courtage, des frais d’ouverture et de tenue de compte si le prêt est contracté auprès d’une nouvelle banque, des parts dans un prêt distribué par une caisse et des expertises du bien.

Jeune emprunteur : quels critères pour obtenir son prêt immobilier ?

Toute hypothèque, quel que soit votre âge, vous obligera à fournir vos informations d’identification. A 25 ans et à 50 ans, les critères d’emprunt pour financer votre achat immobilier sont toujours les mêmes :

Cependant, la banque tient compte de l’évolution de carrière d’un jeune emprunteur et peut lui proposer un prêt échelonné où vous pourrez moduler les mensualités.

Ces critères s’appliquent à chaque co-emprunteur, mais si, par exemple, l’un des deux est limité dans le temps, la banque oblige perpétuellement l’autre à s’assurer au taux maximum de l’assurance-crédit de 100% afin de s’assurer au mieux sécuriser les sommes empruntées.

L’assurance jeune emprunteur

L’assurance est la deuxième dépense après les intérêts sur les prêts. En moyenne, il représente un tiers du coût total d’un crédit immobilier, et ce poids dépend de plusieurs critères étroitement liés à l’emprunteur :

De tous les emprunteurs, les jeunes actifs sont ceux qui paient le moins leur assurance de prêt car les risques de santé sont moindres que parmi la population plus âgée. Dans l’assurance, on vieillit vite, vers 50 ans on bascule dans la catégorie senior. Les coûts de l’assurance peuvent alors faire autant que l’intérêt à l’existence d’une responsabilité médicale.

À LIRE  Qu'est-ce que la crypto-monnaie ? Explications, travaux, perspectives

Le coût est exprimé par le taux d’assurance prêt immobilier, qui est calculé en fonction du capital emprunté.

La banque propose leur assurance inventaire du logement, le contrat dit de groupe, mais vous avez la possibilité de souscrire une autre assurance. Depuis septembre 2010, la liberté de choisir une assurance emprunteur est gravée dans le marbre (loi Lagarde Assurance Emprunteur), vous permettant de minimiser le coût de cette couverture par des offres concurrentes. Utilisez un comparateur d’épargne logement pour trouver le contrat adapté à votre âge et à votre situation. Chez Magnolia.fr, les jeunes de 25 à 35 ans bénéficient en moyenne d’un taux d’assurance de 0,10 % pour un prêt de 200 000 € sur 20 ans, contre un taux bancaire moyen de 0,34 %.

Dans ce cas, l’assurance déléguée coûte 4 000 € contre 13 600 € pour le contrat bancaire. Vous économisez 9 600 €, de quoi vous offrir des mètres carrés supplémentaires. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier pour mesurer l’intérêt financier de la délégation assurance emprunteur.

Les jeunes emprunteurs sont également la cible idéale pour bénéficier de la loi Lemoine. Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur le 1er juin 2022 et supprimera le questionnaire de santé pour les prêts inférieurs à 200 000 € (par assuré, soit jusqu’à 400 000 € en cas de prêt solidaire) remboursés avant le 60e anniversaire de l’assuré. Du fait de la limitation normative de la durée de remboursement à 25 ans, voire 27 ans pour les nouveaux achats, les jeunes du segment sont sur la bonne voie à condition de commencer à emprunter au plus tard à 34 ans. La fin de l’option médicale dans ces conditions facilite l’accès aux assurances et au crédit immobilier pour des personnes auparavant stigmatisées par leurs antécédents médicaux.

Un seul conseil, si vous êtes en bonne santé et éligible à cet appareil, augmentez légèrement le montant emprunté pour y échapper. En effet, la tarification basée sur le risque est financièrement plus attractive ; les assureurs du segment concerné sont contraints de se regrouper, augmentant les tarifs d’assurance de 20 % en moyenne.