Kronik: Je me suis tourné vers l’Ennemi

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J’avoue. Je suis un traître. J’ai cédé à la facilité et au pragmatisme

J’admet. Je suis un traître. J’ai cédé à mon aisance et mon pragmatisme : je me rends au travail en trottinette électrique. En fait, c’est comme une moto.

Oui oui. Je sais ce que vous direz : le scooter est mauvais. C’est très bien pour les adolescents qui ont des produits pour les cheveux et les ongles au néon étranges. Les scooters abîment les trottoirs, c’est très dangereux et cela signifie la fin de la civilisation telle que nous la connaissons.

C’est ça? Vous en avez fini avec votre petite crise BFM ? Pouvons-nous parler maintenant?

Les points communs entre le trot et la moto sont en effet nombreux. C’est délicieux. La période d’apprentissage est interrompue par des boules. Nous sommes mouillés quand il pleut. Quand il fait chaud, vous transpirez, car rouler en short et en t-shirt signifie risquer une pizza sur les mains, les genoux et les coudes. D’autres nous voient comme des voyous ou des fous dangereux. C’est difficile de bouger. Les chevaux ne suffisent jamais. La protection contre le vol est obligatoire – tout comme l’assurance, désormais. Vous devez apprendre à freiner sinon vent-pop. Ne mettez pas le gaz sur le coin sur les bandes blanches quand il pleut sinon roule-bouffée. Où que nous allions, nous sommes introuvables. Ne roulez jamais sans gants coquillés sur les mains, sinon le bateau. Les voies de tramway sont un piège mortel. Se garera partout. Le premier réflexe après l’achat est de voir comment détacher la marchandise, car la « fesse » est douce et s’étire.

C’est en fait un Chappy moderne. Chanceux? Cette mini-moto à deux temps avec une selle extra-basse, vendue du milieu des années 1970 à 1996. La Dax de Yamaha. Chappy type 550, que nous avons roulé en binôme, même si c’était interdit. Pas de casque, pas de gants. Volé à la moindre occasion. Tenu à l’époque soit par des adolescents qui se foutaient de tout (qui sont aujourd’hui la majorité des râleurs du scooter) soit par des adultes qui appréciaient sa petite taille, son poids dérisoire (80 kilogrammes), tout – côté destination et faible coût de possession . Plus gros que Ciao, plus gros que Monkey, moins prolifique que la foule, plus joli que Suzuki ER 21, plus léger que Bop… Chappy, quoi.

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Mais revenons au trot. Après avoir examiné de près tout ce qui se fait sur le marché, pour créer cinq limites qui m’empêchent de travailler par presque tous les temps :

Reste le scooter qui est un peu le chaînon manquant entre le monocycle et le VAE. Pas besoin de pédaler, pas de changement de vitesse nécessaire, et plus maniable qu’un vélo, ne serait-ce qu’en raison de son empattement et de sa taille. Mais bien plus gênant (ne jamais lâcher le guidon), très clinquant, avec une capacité de charge limitée au sac à dos, lourd quand il faut monter des escaliers…

Pour pouvoir travailler même sous la pluie, la machine doit être étanche. Pourtant, les certifications IPx sont rares : pas de Minimotors, pas de Xiaomi, pas tous Laoti, pas tous Nanrobots… En fait, le choix est assez simple : pour une citadine qui ne coûte pas trop cher (moins de 1000 balles), pas trop lourd (moins de 20 kg) et tout temps, j’ai remarqué quatre modèles : Ninebot G30, Inmotion L9, Kuickwheel S1-C et Navee N65.

Comme nous sommes toujours dans Den of Bikers et non Den of Traitors, je saute le détail des raisons qui m’ont poussé à choisir le G30. Si Xiaomi est le CB 500 pour le braconnage, imaginez le G30 comme le MT-07. Plus gros, plus puissant, même s’il reste limité à 25km/h, c’est moins un jouet que les Xiaomi qui ont une terrible réputation de crevaison due à leurs pneus à chambre fragiles. D’où le Ninebot Tubeless Gel. Ce dernier dispose d’un chargeur intégré au châssis, j’utilise donc un simple câble électrique pour faire le plein au travail (« plein » c’est 8 centimes).

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Des résultats après trois semaines ? C’est un casse-tête : j’ai pris ma première pelle en moins d’une semaine d’utilisation sur une déformation que je n’ai pas vue. Par conséquent, vous devez toujours rouler au moins avec des gants rembourrés aux poignets. Je porterai un blouson de moto avec ses protections cet hiver. Il faut très bien connaître son parcours : un trou, une bosse, un trottoir mal pris et on freine sur les incisives. Une loupe doit être ajoutée au casque ou au sac à dos pour voir de derrière : la lumière d’origine est trop faible. Le phare ne suffit pas la nuit en ville. On peut régler le logiciel pour corriger certaines décélérations en roulant, mais 25 km/h c’est déjà suffisant avec des petits pneus et pas de suspension. Bon sang, ça tremble même dans les molaires quand l’asphalte se plisse – je dois dire que je suis gonflé à 4 bars.

Enfin, le plus important avec ce type d’équipement, c’est le parcours : oubliez directement si vous devez vivre avec des piétons (ça semble être interdit en plus) ou, pire, avec des voitures. À mes cinq terminaux de voyage, j’ai environ 300 mètres à faire en cours de route. Le reste du tour se fait sur la piste cyclable : un vrai soulagement.

Si vous songez au trot, au VAE ou au monocycle électrique pour les petits trajets, rendez-vous service : étudiez bien où vous allez en premier, quitte à faire un détour. C’est le paramètre le plus important si vous ne voulez pas être intégré dans une grille.

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