La Mini Lorient 2023 se jouera en double mixte

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Pour sa neuvième édition, la « PLM » s’affrontera en format double mixte sur les Mini 6.50 engagées. Un tournant pour l’épreuve qui, depuis 2014, ouvre la saison des Mini Class en Atlantique et se positionne cette année comme un véritable moteur pour faciliter l’accès des femmes à la course au large.

C’était un vœu de longue date de l’organisateur Lorient Grand Large et de son directeur de course, Yves Le Blevec. Avec le soutien de la Classe Mini, de la Fédération Française de Voile et de son partenaire titre Plastimo, la PLM 6.50 deviendra cette année la première épreuve du circuit courue en équipage 100% mixte. « L’épreuve est depuis longtemps une classique du circuit Mini 6.50 et est traditionnellement synonyme de passation de pouvoir, les skippers ayant la possibilité de partager une course avec d’autres marins, explique Yves Le Blevec. Aujourd’hui, la diversité sera à l’honneur. C’est une excellente nouvelle. qui permettra à de nombreux marins de goûter aux joies de la course au large. Cette innovation vise clairement à faciliter l’accès des femmes au plus haut niveau de la course au large et fait ainsi écho aux enjeux sociétaux de notre époque. le travail réalisé par les différentes courses, confirme Jean Marre, président de la Classe Mini. La mixité est désormais obligatoire sur la Transat Paprec, sur The Ocean Race… Il est important que la Classe Mini joue son rôle de facilitatrice et permette à davantage de femmes d’accéder à notre discipline. Si l’Olympisme et le haut niveau font cela, l’ensemble des nouveaux talents que nous représentons doit aussi jouer le jeu. Car si la « base » n’amène pas assez de marins sur le circuit, l’élite finira par se retrouver bloquée dans son accès. Nous avons un vrai rôle à jouer. »

Alors que la volonté d’inciter les capitaines à favoriser la diversité dans le choix de leurs équipiers a longtemps animé Jean-Philippe Cau, plusieurs idées ont été présentées avant que le président de Lorient Grand Large et ses équipes constatent que le seul outil efficace pour une première transition restait à faire nouvelle règle obligatoire dans l’Avis de Course, publié lundi. « J’espère que ce ne sera pas nécessaire à l’avenir, mais il faut un peu donner des opportunités aux femmes », admet Laure Galley, lauréate de l’édition 2022 sur DMG MORI Sailing Academy, de nouveau sur la ligne de départ cette année pour défendre son titre. Nous sommes 4 femmes en proto avec de beaux projets et de nouveaux bateaux, nous ne sommes pas si loin de l’égalité dans ce type de projet. Cela montre que nous sommes tout aussi capables de convaincre des sponsors que de nous lancer, avec de bons résultats à la clé. La PLM est définitivement la course la plus adaptée à ce type d’épreuve, c’est une course double, assez courte et donc réalisable. L’année dernière, j’ai participé car je n’avais jamais conduit de Mini auparavant et ça s’est plutôt bien passé ! Un test grandeur nature qui servira donc de référence pour le futur, avec une volonté claire de pérenniser le concept si les objectifs sont atteints. « Les années impaires, le renouvellement de la flotte est moins important et la course aux milles sera moins intense l’année de la Mini Transat, indique la Classe. C’est la bonne année pour essayer, avant de faire une évaluation commune à la fin. de l’événement et tirer des conclusions pour les éditions futures. Un premier test, puis, au printemps prochain, pour une transition vers un avenir où la course au large et la diversité deviendraient la nouvelle norme. Et l’organisateur se veut confiant : cette année, la course sera soyez ouvert à 80 bateaux !

Jean-Philippe Cau, président de Lorient Grand Large :

« Cette nouvelle règle s’inscrit vraiment dans une volonté d’inciter les skippers à favoriser la diversité dans le choix de leurs équipiers et de faciliter l’accès des femmes à la course au large et à la compétition de haut niveau. C’est un enjeu fondamental pour notre société et la course au large doit être un moteur force dans ce sens. La Classe Mini et le Plastimo Lorient Mini 6.50 sont les supports les plus adaptés à ce début de transition. »

Yves Le Blevec, directeur de course de la PLM 6.50 :

« Je suis ravi de reprendre la direction de course du Plastimo Lorient Mini, devenu un classique sur le circuit Mini 6.50. Il fait partie de la course de la rentrée qui marque le début de la série de courses. de la saison. Traditionnellement, l’événement est synonyme de passation de pouvoir, les skippers ayant la possibilité de partager une course avec d’autres marins. Aujourd’hui, la diversité sera à l’honneur. C’est une excellente nouvelle qui permettra à de nombreux marins de goûter aux joies de la course au large. . »

Jean Marre, président de la Classe Mini :

« La Plastimo Lorient Mini est une course à part dans le calendrier et la diversité est un thème de plus en plus au centre du travail qui est mené par les différentes courses comme la Transat Paprec, The Ocean Race… Il est important que la Mini La classe joue son rôle de facilitatrice et permet à davantage de femmes d’accéder à la course au large.

On a vu une bonne évolution ces dernières années du nombre de femmes présentes dans le circuit, mais on reste en moyenne en dessous de 20%. Nous avons donc interviewé plusieurs coureurs et il s’est avéré que le meilleur outil est de forcer les couples à courir en course mixte. C’est la bonne année pour le faire et ensuite tirer des conclusions pour les prochaines versions. L’année impaire, les équipages ont de l’expérience et pourront la partager avec les nouvelles femmes qui arriveront sur le circuit grâce à cette nouvelle règle. Cela nous semble important, nous aimerions introduire cela sur le long terme, pour voir l’impact positif que cela aura, pour inspirer d’autres marins qui ne pensaient pas forcément que la course au large leur était accessible.

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La mixité est désormais obligatoire sur la Transat Paprec, sur The Ocean Race… Il est important que la Classe Mini joue son rôle de facilitatrice et permette à davantage de femmes d’accéder à notre discipline. Si l’Olympisme et le haut niveau font cela, le vivier de nouveaux talents que nous représentons doit aussi jouer le jeu. Car si la « base » ne fait pas entrer suffisamment de femmes dans le circuit, l’élite finira par se retrouver bloquée dans sa démarche. Nous avons un vrai rôle à jouer. »

Laure Galley, skipper de DMG Mori Sailing Academy, vainqueur de la PLM 2022 :

« C’est un peu nécessaire de donner des opportunités aux femmes, j’espère que ce ne sera pas nécessaire dans le futur. Dans le cycle 2022-2023, nous sommes 4 femmes en proto (Marie Gendron, Thaïs Le Cam, Caroline Boule et moi), avec d’excellents projets et de nouveaux bateaux, nous ne sommes pas si loin de la parité sur ce type de projet. Cela montre que nous sommes également capables de convaincre des sponsors et de nous lancer, avec de bons résultats à la clé.

Ce n’est ni un avantage ni un inconvénient d’être une femme, je me considère comme un capitaine, comme un marin comme tout le monde. On court ensemble, on gagne des courses, la preuve, en 2022 le championnat de France des prototypes a été remporté par une femme !

La PLM est définitivement la course la plus adaptée à ce type d’épreuve, c’est une course double, assez courte et donc réalisable. L’année dernière, j’ai participé car je n’avais jamais conduit de Mini auparavant et ça s’est plutôt bien passé ! Après ma victoire, je veux tenter le doublé, ce serait super ! A la DMG Mori Sailing Academy, on travaille en binôme et je vais donc régater avec Alexandre, qui ramènera le bateau l’année prochaine. Transmission et diversité seront donc au rendez-vous pour ce lancement de saison. »