L’armée de l’air et la force spatiale travaillent sur une doctrine pour opérer dans…

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Un pays peut affirmer sa souveraineté jusqu’à 12 milles de sa côte (après tout, on parle de la zone économique exclusive) et jusqu’à une altitude de 66 000 pieds [soit un peu moins de 20 kilomètres]. Cela signifie qu’un avion qui peut s’élever à une telle hauteur ne violera pas son espace aérien.

Mais, à ce jour, seuls quelques appareils disposent de telles capacités, mis à part l’avion espion américain U-2 nommé « Dragon Fly », qui peut voler à une hauteur de 80 000 pieds. Autrefois, le Mirage IIIE, équipé d’un moteur-fusée SEPR, était capable de maintenir, comme démontré en 1967, avec interférence, à 67 000 pieds, un de ces U-2 qui avait un peu abandonné – si l’on peut dire – dans les installations nucléaires françaises.

Or, entre cette limite supérieure de 20 km et la limite inférieure de l’espace [fixée à 100 km par la Station Spatiale Internationale et 122 km par la NASA], c’est permis et tout tant que cette couche n’est manipulée d’aucune façon. accord international. Cependant, d’un point de vue militaire, pouvoir y opérer aura de nombreux avantages, que ce soit pour la vie privée, les communications ou encore la guerre électronique.

En effet, par rapport à ceux des satellites, les appareils qui emportent l’appareil avec la capacité de se développer dans cette couche de l’espace (y compris à haute altitude) montreront plus de performances [car placés près de la Terre] et, lorsqu’elle viendra. à la communication, « budget commun » sera mieux, les signes sont forts.

Sans doute, compte tenu des opportunités qu’elle offre, cette zone de « non-droit » peut être un terrain d’opposition… comme, par exemple, on peut imaginer qu’un « concurrent » puisse être tenté de pousser quelqu’un un avion au-dessus de Paris. Rien ne l’arrêtera…

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Ainsi, la réflexion actuellement menée par l’Air Force & Le spatial [AAE], qui est le plus urgent car les progrès technologiques ont permis le développement de telles opportunités est rapide.

« Jusqu’à présent, l’altitude n’était pas du tout utilisée, mais avec la généralisation des activités des ballons météo, des drones à haute altitude, des planeurs hypersoniques ou des satellites en orbite basse, il est nécessaire d’ouvrir l’esprit et d’échapper à toute opportunité potentielle. . écart demain », a déclaré le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’armée de l’air & de l’Espace [CEMAAE], lors d’un séminaire organisé cette semaine à l’Académie militaire.

Le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Thierry Burkhard, a rendu compte de la protection – mais aussi de l’utilisation – de cette situation. « Nous avons encore quelques mois pour réfléchir avant de savoir ce que nous voulons faire, avant de confirmer la stratégie et d’émettre une doctrine… Nous avons un peu de temps devant nous, mais il faut descendre ! », a-t-elle convenu avec CEMAE. Celui-ci devrait se concentrer sur trois fonctions importantes, à savoir « l’éducation et l’anticipation », la « prévention » et la « réponse ».

Peut-être que ce projet intéressera aussi… la Marine Nationale, qui a déjà pu manifester son intérêt pour les drones stratosphériques [dits « pseudo-satellites »]. Ce type d’engin « vole à 30 000 mètres d’altitude et peut rester dans les airs des semaines. Il se déplace lentement, son poids est faible, mais il se déplace à la vitesse d’un bateau : il peut donc suivre la flotte marine, m’a servi , dans le bon sens, comme moyen de communication, mais aussi comme point de contact. Vérifier pour identifier tous les intervenants, en cherchant plus », expliquait justement l’amiral Christophe Prazuck, qui est son chef d’état-major, en 2019.

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Cependant, cette réflexion menée par l’AAE ne part pas de zéro. Ainsi, l’Union européenne [UE] a récemment lancé le projet EuroHAPS, financé par le Fonds européen de la défense [EFDef] à hauteur de 43 millions d’euros et coordonné par Thales Alenia Space [TAS].

Trois démonstrateurs devraient être développés d’ici 2025, basés sur le HHAA [Hybrid High Altitude Airship] de l’Institut italien de recherche aérospatiale [CIRA], le ballon AsBass du groupe allemand ESG [Elektroniksystem-und Logistik-GmbH] et le TAS Stratobus, qui est également soutenu depuis 2016 par la Direction générale de l’armement [DGA].

Quelques projets sont en cours… Comme l’hélicoptère « Zéphyr » d’Airbus, qui n’a pas réussi à battre le record l’été dernier, restant en vol pendant 64 jours, à une altitude comprise entre 60.000 et 70’000 pieds, dans le cadre de l’avenir du Armée des États-Unis. Essai de commande.

En France, Hemeria développe le Balman, un ballon stratosphérique, qui doit permettre « des vols longs au-dessus d’une zone d’intérêt ». Et Dassault Aviation a des projets en cours, baptisés « Smart Astrée » et basés sur l’avion « Space Rider », le système de démonstrateur IXV [Intermediate eExperimental Vehicle], qui a volé en 2015.