L’avertissement de l’Association des maires de France qui inquiète les…

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Mardi après-midi, les élus de Biot se sont réunis pour le dernier conseil municipal de l’année.

Au programme, notamment, et avant le vote du budget qui aura lieu début 2023, une motion d’alerte sur les finances locales, portée par l’Association des maires de France.

Un texte adopté par les élus de Biot qui traduit la vive inquiétude des conséquences de la crise économique et financière actuelle sur les comptes de la commune qui se sont ajoutées à la baisse et après le gel des subventions de l’Etat qui ont été engagé depuis quelques années.

Jean-Pierre Dermit, qui a présenté cette motion à l’électorat, a notamment fait part de ses craintes futures quant à la capacité de la commune à investir et à maintenir une offre de services de proximité adaptée aux besoins des habitants de Biotoisis.

« Les communes et intercommunalités doivent faire face à une situation inédite avec une inflation annoncée aux alentours de 5,5 % pour 2022 et 2023, a ajouté le maire. Au plus haut depuis 1985, cette inflation va augmenter les dépenses annuelles de plus de 5 millions d’euros. ce texte veut dire stop au désengagement de l’Etat qui touche tous les secteurs de la fonction publique.

A la suite de l’association des maires de France et avec la majorité de son conseil municipal – Hervé Malherbe s’est abstenu sur un texte qu’il juge trop politique -, Jean-Pierre Dermit souscrit donc à cette motion d’alerte pour : Gestion opérationnelle globale à l’inflation 2023 ; maintenir l’indexation des assiettes fiscales ; le renouvellement de la dotation de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DATR) et de la dotation d’appui à l’investissement local (DSIL). La motion demande également de « créer un bouclier énergétique d’urgence », en plafonnant le prix d’achat de l’électricité pour toutes les collectivités locales.

Accessibilité: deux points noirs

Lors de ce conseil, les élus ont également pris connaissance du rapport annuel de la commission municipale d’accessibilité. Créé en 2020, le CCA a pour mission de préparer un rapport annuel sur l’état de l’accessibilité à la voirie et aux espaces publics du territoire communal.

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L’année 2021 a été marquée par les travaux d’accessibilité dans les établissements recevant du public, avec notamment l’accessibilité des établissements de santé. La Ville prévoit poursuivre certains travaux pour améliorer l’accessibilité dans les écoles et les édifices municipaux ouverts au public. Des études ont notamment été lancées pour rénover le boulodrome et le rendre entièrement accessible.

Il est également prévu la poursuite de la mise à niveau des sanitaires insuffisants dans les écoles, la création de zones PMR, et la sécurisation de certains escaliers avec des rampes PMR.

Gérard Petit, conseiller municipal chargé de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, a également pointé « deux points encore à améliorer : l’accessibilité au bâtiment de la poste sur la route de Valbonne et le quartier Saint-Philippe qui accueille la police municipale.

Il a notamment évoqué « une passerelle fermée et un ascenseur condamné dans le quartier de San Filippo qui empêchent l’accès à la police municipale des personnes à mobilité réduite ».

Conscient de ce problème, Jean-Pierre Dermit explique que « quant à l’Espace Saint-Philippe, c’est un domaine privé. Un allègement exigeant qui nous ralentit pour nous mettre à la norme. La volonté d’atteindre l’accessibilité universelle est là, mais c’est pas toujours possible. »