Le permis de conduire « du temps » : à Reynès, on s’en souvient

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Written By MilleniumRc

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Il y a cent ans, le « certificat de capacité » a cédé la place au permis de conduire en trois parties. Jeanne, Josette, Marie… témoignent.

Jeanne passe son permis en 1959, à l’âge de 33 ans. Mais elle se souvient encore du vélo qu’elle a acheté après la guerre, en 1945. A cette époque, plusieurs femmes sont apparues. « Nous étions deux, avec celui du Mas Pagris. Mes amis me disaient en riant : « Voulez-vous prendre un taxi ? « . Le code obtenu dès la première tentative, le démarrage raté de la colline devant l’école l’a fait rebrousser chemin. » L’inspecteur, un adjudant à la retraite, était strict. Mon mari Louis avait le certificat devant moi, son document n’avait qu’un volet, je l’ai toujours. Maintenant, je vais juste au cimetière ou au Gamm Vert acheter du grain pour mes poules. » Josette, 32 ans, se lance dans l’aventure, poussée par son père Joseph, qui lui offre son Juvaquatre. Le problème, c’est que la première fois elle n’y est pas parvenue à cause de la neige. Pendant que les flocons de neige tombaient, Josette ne savait pas comment actionner les essuie-glaces, qu’elle n’avait jamais utilisés… Le permis lui fut d’une grande utilité. Son mari Jeannot a été blessée au bras droit, elle roulait d’un domaine à l’autre.Sur le chemin de Font-Fred, Juvaquatre s’épuisait.Parcours Céret en première vitesse, sans changer de vitesse… et sans permis, ce que très peu de véhicules jamais circulé à cette époque. Hélas, son mari, après avoir traversé le territoire sur sa moto, la première de Reynés, il acquit une Juvaquatre qu’il conduisit sportivement, instillant la peur chez ses passagers. René travaillait dans une mine de talc. moi conduire une vieille jeep de l’armée pour aller à la mine ‘de dalt’ (d’en haut).J’étais dans l’armée puis, en Algérie, passé le permis en seulement deux ou trois heures.Avec sa famille 203 e à koj on a roulé à huit ou neuf à des soirées à Saint-Laurent, puis une fourgonnette 2CV ou 3CV Citroën… J’ai eu quelques pannes, mais pas d’accident. A Reynés, plusieurs d’entre eux avaient des permis. L’un d’eux s’est vanté d’avoir offert un jambon à l’examinateur pour influencer sa décision… » Louise, qui vient de fêter ses 100 ans, a passé son permis de conduire à 71 ans et a conduit une AX sport rouge jusqu’à 87 ans, avec plusieurs qui voyagent sans soucis dans le sud de la France. En formation accélérée ou accompagnée à la conduite, le permis a toujours été la clé de l’autonomie et de la liberté, tout en respectant les règles de conduite…

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