Le virus a mordu, la lauréate bretonne Élodie Calvez

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C’est sous les yeux, et on pense qu’elle en est fière, de ses parents Alain et Denise, qu’Élodie Calvez recevra ce mercredi 12 octobre 2022, à Paris, le prestigieux prix Jeunes Talents de la fondation L’Oréal, qui récompense qui passe. 35 jeunes chercheurs spécialisés dans divers domaines scientifiques.

La candidature de la jeune femme Plouider, près de Lesneven (29), a été retenue parmi 660 candidatures étudiées par un jury composé de chercheurs de l’Académie des sciences. « C’est la reconnaissance de notre parcours, une récompense très précieuse et notre CV, une belle opportunité », confirme, au téléphone, la lauréate, 34 ans, qui poursuit ses recherches à l’Institut Pasteur, aux Abymes, près de Pointe-à- – Pitré, Guadeloupe.

Enrichir son bagage scientifique

Avec la dotation de 20 000 € associée à son prix, le Finistère envisage « d’acheter un ordinateur plus puissant et une participation financière à des congrès », pour pouvoir suivre des cours pour développer chaque jour son bagage scientifique, déjà éloquent. son jardin préféré, « comprendre l’interaction entre les moustiques et les virus ». Et parce qu’elle espère « pouvoir continuer dans ce domaine car le sujet de recherche m’attire », Élodie Calvez, qui a trouvé les meilleures conditions en Guadeloupe pour étudier les moustiques et leur environnement, qui bénéficie d’une bourse de l’Institut Pasteur encore six mois . , pourra bénéficier d’une exposition inattendue.

Un rebond inopiné

Mais comment une jeune femme qui a grandi à Plouider, au cœur de Léon Végumier, en est-elle arrivée à étudier les moustiques dans un institut de recherche aux Antilles ? C’est l’histoire, incroyable, d’une chercheuse qui a commencé ses études en technologie, comme technicienne de laboratoire, avant de passer à un master de microbiologie à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest. « Faire de la recherche ne me semblait pas vraiment. Je voulais travailler dans l’ingénierie, mais je n’arrivais pas à trouver de travail. » Invitée à rechercher des opportunités, une amie calédonienne lui envoie une annonce de l’Institut Pasteur, à Nouméa. Le virus de recherche a été inoculé.

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Suivront ensuite des recherches, puis une expérience postdoctorale de trois ans au Laos, avant de rejoindre la Guadeloupe, en mars 2021. Des années de recherche et d’expérience en tant que technicienne de laboratoire, de forgé dans les premières années, et le bac STL – » parmi les lauréats, je crois que je suis la seule » – lui permettra d’être jumelée avec compétence aux groupes avec lesquels elle doit travailler. De ce parcours, façonné à force de travail et de persévérance quand bien d’autres ont suivi un chemin clair, Élodie Calvez est aujourd’hui fière.

Susciter des vocations

Alors, dans le cadre de ce Young Talent Award for Women in Science, elle accepte ouvertement de montrer l’exemple. Premièrement, faire en sorte que la femme ait sa place dans les matières scientifiques, sans qu’elle en soit personnellement lésée. « Sauf au Laos, j’ai toujours travaillé dans des groupes de femmes qui sont majoritairement des femmes. C’est normal pour moi. Mais quand on parle aux autres, on ne voit pas toutes la même chose, et certaines sont plus dures. »

Au total, Élodie Calvez souhaite, par son travail, stimuler les compétences. Montrez que tout est possible, si vous vous donnez la peine. Que l’ascenseur communautaire peut encore fonctionner. « Mon père était agriculteur, ma mère travaillait dans une laverie à Landerneau (29), elle est aujourd’hui à la retraite. Ils nous ont donné un exemple de ceux qui ont travaillé dur. Bien que ce ne soit pas facile, ils se concentrent toujours sur l’apprentissage. »

Neurologie, épidémiologie, cancer, virologie… ???

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Grâce à leurs recherches, cinq des Jeunes Talents France 2022 du programme #FWIS @FondationLOreal-@UNESCO participeront à relever les plus grands défis sanitaires de notre temps.

Accompagnée de sa sœur – l’une est aide-soignante à Lesneven, l’autre traductrice à Strasbourg -, la lauréate de la fondation L’Oréal entend partager avec sa famille un prix que la jeune lycéenne a reçu en première année. STL à Saint-Pol-de-Léon ne pensait certainement pas pouvoir partir un jour.