L’été sous haute tension aux urgences de l’hôpital de Sélestat

Photo of author

Rédacteurs passionnés de culture, d'actualité et nouvelles de tout genre

Malgré une campagne de recrutement en cours, le service des urgences de l’hôpital de Sélestat s’apprête à passer l’été en suspens. L’établissement est aux prises – comme beaucoup d’autres – avec une pénurie chronique de médecins urgentistes. Aux jours les plus achalandés de l’été, il devra accueillir plus d’une centaine de patients.

La possibilité de fermetures ponctuelles 

« Nous avons fait appel en masse à des intérimaires, issus de tous nos collègues hospitaliers du service médical », explique la cheffe des services d’urgence de Sélestat, le docteur Carine Pailler-Pradeau. dans les modes « .

Malgré ces plusieurs mois d’efforts, l’urgence de Sélestat manquait de praticiens pour la période du 15 août. « Pour que les situations d’urgence fonctionnent, un médecin ambulancier doit toujours être disponible, 24 heures sur 24 », précise le Dr Pailler-Pradeau. En présence d’un tel « grain de sable », le service pourrait alors passer en « mode dégradation ». « Cela veut dire qu’à un moment donné, à 18 heures, 22 heures, minuit, selon l’effectif, le service d’urgence devra fermer. » En cas de fermeture temporaire des urgences de Sélestat, les patients seront orientés vers Colmar ou Strasbourg.

J’ai besoin de candidats d’urgence, et ces médecins ne sont malheureusement pas là.

Une situation qui n’a rien de nouveau, mais la crise du Covid, épuisante pour le personnel, s’est aggravée. Il manque l’équivalent de quatre médecins urgentistes à plein temps pour garantir le bon fonctionnement et la pérennité du service des urgences de Sélestat. Le manque général de médecins urgentistes est une équation impossible pour le chef de service. « Je n’ai quasiment pas de candidats », déplore Carine Pailler-Pradeau. J’ai besoin de candidats pour le service des urgences et malheureusement ces médecins n’existent pas. S’ils existent, ils travaillent déjà quelque part, et s’ils viennent travailler à Sélestat, il y aura un débouché d’où ils partent. »

À LIRE  Les urgences de Saint-Louis ferment leurs portes

Pour consolider les services d’urgence