Midterms 2022 : les Européens inquiets d’une éventuelle question de l’aide américaine à l’Ukraine

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Written By MilleniumRc

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A l’approche des élections de mi-mandat, certains républicains veulent revoir le soutien apporté à Kiev depuis le début de la guerre.

Crise britannique imminente, nouveau gouvernement italien dominé par l’extrême droite, blocages hongrois et tensions franco-allemandes : l’Europe bascule de toutes parts. Une tempête supplémentaire menace, venant des États-Unis et liée à la guerre en Ukraine. La coalition bipartite qui domine Washington depuis février sur l’aide massive à Kiev pourrait-elle se scinder en cas de majorité républicaine après les élections de mi-mandat, prévues le 8 novembre ?

Les derniers sondages, qui indiquent une montée en puissance du Grand Vieux Parti en termes d’intentions de vote, le laissent espérer reconquérir au moins la Chambre des députés, voire le Sénat. Or, c’est à la Chambre qu’un pôle de contestation se développe au sein du Parti républicain, qui réclame davantage de contrôles, voire une réduction dans l’air du temps, de l’aide à l’Ukraine.

En déplacement à Washington vendredi 21 octobre pour préparer la visite d’Etat d’Emmanuel Macron début décembre, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a insisté sur la nécessité de préserver un front commun entre les alliés. « Il ne faut pas laisser au Kremlin l’occasion de nous séparer », a prévenu le diplomate lors d’une intervention devant le Centre d’études stratégiques et internationales, un groupe de réflexion. « Si les actions de la Russie ne reçoivent pas de réponse, les guerres de conquête pourraient devenir la norme », a-t-elle averti, répétant les propos plus tard lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d’État, Antony Blinken.

En mai, le Sénat a voté en faveur d’un vaste programme d’aide de 40 milliards de dollars (soit jusqu’à un euro) à l’attention de l’Ukraine. A la Chambre, 57 représentants du Great Old Party ont voté contre (28% du groupe). Leur nombre semble croître, conforté par la place centrale de l’inflation dans les préoccupations des électeurs. Dans une partie de la base républicaine, une forme de fatigue, voire d’exaspération, commence à poindre, tentée par l’isolationnisme et parfois fascinée par l’autoritarisme brutal de Vladimir Poutine. Leur prédicateur vedette est le présentateur de Fox News, Tucker Carlson, qui ne cesse de rejeter la faute, accusant son propre gouvernement d’avoir incité et alimenté la guerre actuelle. Selon lui, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est un « client » de l’administration Biden.

Pas de « chèque en blanc » à Kiev

L’opinion publique regarde l’Ukraine de loin. Contrairement à ce qui se passe en Europe, la guerre n’apparaît pas comme une crise familière et proche. Dans un sondage du Pew Research Center en septembre, 37 % des personnes interrogées pensaient que le soutien américain à l’Ukraine était adéquat, mais 20 % pensaient qu’il était trop élevé, contre seulement 7 % en mars. Un républicain sur trois pense désormais que cette aide est trop élevée.

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