Odomètre trafiqué : une arnaque encore trop méconnue

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Si le marché de l’occasion est en perte de vitesse depuis quelques mois, faute de produits, un phénomène ne connaît pas le problème : la fraude au compteur kilométrique.

Suivant la logique très simple selon laquelle plus la voiture est couverte, plus sa valeur sur le marché de l’occasion est élevée, certains propriétaires peu scrupuleux n’hésitent pas à s’immiscer dans le tableau de leur voiture.

Chaque année, au moins 600 000 voitures d’occasion sont revendues avec des compteurs falsifiés, soit 10% des voitures vendues sur le marché de l’occasion.

Un vrai gros scandale, qui concerne environ 20 % du parc total de voitures françaises, dont le préjudice économique est estimé entre 500 millions et 1 milliard d’euros par an pour les acheteurs.

Invisible à l’œil nu et facile à mettre en œuvre, la tromperie profite aussi à l’ignorance du public sur l’ampleur du phénomène. En effet, selon un récent sondage d’Odopass (une application qui protège l’achat et la vente de voitures entre particuliers) 70% des 2 600 utilisateurs français interrogés, soit plus de 2 sur 3, n’ont pas conscience du risque. escroqueries auxquelles ils sont confrontés lors de l’achat d’une voiture d’occasion.

Dans le détail, 19% des sondés pensent même que la fraude touche moins de 2% des véhicules automobiles français, 19 autres moins de 5% des véhicules, et 29% entre 5 et 10% des véhicules. Seul un quart des répondants avaient raison (20%).

En plus du site Histovec, lancé par le Gouvernement en 2019 qui permet d’en savoir plus sur l’historique des voitures d’occasion (propriétaires), les conditions de gestion, les grosses réparations et l’historique des kilométrages), Caradisiac propose plusieurs moyens de se renseigner sur le compteur falsifié et éviter d’être trompé.

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