RAPPORT. Un bateau en difficulté dans la baie : l’exercice d’aspirant SNSM

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La station SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de Cancale (Ille-et-Vilaine), associée depuis trois ans à ses voisins normands, a conçu et participé à un exercice d’envergure. Il a mobilisé des sauveteurs des deux côtés de la baie du Mont-Saint-Michel.

Samedi 8 octobre 2022, 06h30 La Croix déclenche une alerte pour un bateau en difficulté au large de Port-Picain. La vedette de la station SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Cancale (Ille-et-Vilaine) a été aussitôt lancée pour le secourir.

Les demandes de secours se multiplient : panne de moteur, recherche de personnes à l’eau ou coincées sur un rocher, évacuation d’un blessé par hélicoptère, etc., obligeant immédiatement à mobiliser rapidement d’autres stations.

Côté normand, les gares d’Agon-Coutainville, Jullouville, Champeaux, Granville-Chausey, Bréhal sont appelées à intervenir. L’hélicoptère Dragon 50 de la Protection Civile basé à Bréville est également impliqué. Ce scénario catastrophe est heureusement fictif.

Découvrir de nouveaux matériels

« Cet exercice annuel inter-stations existe en Normandie depuis six ans et nous y avons été associés en 2019. Cette année, en charge de sa conception, nous nous sommes inspirés de nos différentes expériences. Les concepteurs ont travaillé d’arrache-pied pendant trois semaines pour la rendre la plus proche possible de la réalité et chacun n’a découvert la mission qui lui était assignée qu’au dernier moment », explique Jean Kermorgant, le patron des sauveteurs cancalais.

« Cet exercice renforce la cohésion, la bonne entente entre nous et permet à chacun d’apprendre des choses. Ça permet aussi de mieux se connaître, de découvrir de nouvelles matières et de resserrer les liens qui nous unissent en passant un bon moment après le débriefing », apprécie Guy Monjaret de la gare d’Agon-Coutainville.

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L’occasion aussi de découvrir l’étrange bateau en aluminium de la station de Champeaux-Les Frégates, monté sur roues et vérins hydrauliques, construit sur mesure en Nouvelle-Zélande « pour qu’il puisse rentrer dans notre abri », explique peu fier le patron suppléant Gérard Pla.

L’hélitreuillage, point d’orgue de la session

Moment fort de la journée, l’intervention de l’hélicoptère est un véritable pas de deux parfaitement chorégraphié. « Cela nécessite une parfaite coordination entre le pilote qui ne voit rien et le capitaine du bateau : vitesse, cap de navigation, prise en compte de la dérive et des tourbillons créés par la turbulence des réacteurs », explique Julien Hinard, le plongeur de l’hélicoptère en chargé de récupérer les personnes et de guider le pilote.

Le maire Pierre Yves Mahieu, le conseiller départemental Marcel le Moal et le délégué départemental SNSM 35, Loïc Laisné, ont rendu hommage à « l’engagement désintéressé des sauveteurs, leur mobilisation sans faille, leur parfaite coordination et leur travail d’équipe sans lesquels de nombreuses vies ne pourraient être sauvées ».

Solidarité et de dévouement

Pour rappel, les sauveteurs en mer sont tous bénévoles. 24 heures sur 24, 365 jours par an et par tous les temps, ils mènent des opérations de recherche en mer, assistent les navires en difficulté, évaluent l’état des personnes à secourir, prodiguent les premiers secours et ramènent les blessés et naufragés à terre. avant qu’ils ne soient pris en charge par d’autres organisations humanitaires.

Chaque membre de l’équipage a sa spécialité à bord, capitaine, radio, mécanicien, plaisancier, sauveteur, nageur à bord ou plongeur à bord. Ils s’entraînent régulièrement pour maintenir leur niveau et naviguer en moins de vingt minutes.

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