Rhône. Pourquoi les locataires de ces immeubles sont incités à éviter l’ascenseur

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Pour réduire la facture énergétique des parties communes, l’industriel Opac du Rhône a demandé à ses habitants de faire des efforts. Cela a provoqué une controverse.

Le 6 septembre, l’Opac du Rhône, propriétaire foncier de 12 000 logements dans le département, a partagé son plan d’amélioration énergétique avec ses habitants dans une lettre. C’était un message qui n’a pas été bien reçu et a suscité la polémique sur le réseau.

En cause : le fait que le bureau demande aux gens de faire des efforts pour réduire leurs factures, liées au coût de l’énergie dans les parties communes, notamment pour éviter d’utiliser l’ascenseur lorsqu’il n’est pas « nécessaire ».

« Pas beaucoup de marge de manœuvre » du côté du bailleur

« Le prix de l’électricité a augmenté depuis plusieurs mois, il a quasiment augmenté de 10 % », explique Jean-Philippe Mercier, directeur du patrimoine à l’Opac du Rhône. L’exploitant est également contraint de s’approvisionner auprès d’EDF d’urgence jusqu’à la fin de l’année, en raison de la suspension de l’activité de l’énergéticien.

Il s’agit d’une situation « sans précédent » qui a un impact direct sur les dépenses des locataires. « Nous savons que quoi qu’il arrive, nos locataires paieront plus. Nous avons donc réfléchi à ce que nous pouvons faire pour limiter au maximum cette augmentation. »

Dans un premier temps, l’Opac du Rhône expliquait ainsi ses actions : réduire la lumière dans les parties communes, réduire le temps d’éclairage, installer des équipements LED… « Mais nous n’avons pas beaucoup de place », assure Jean-Philippe Mercier.

« On ne veut ni contrôler ni imposer quoi que ce soit »

C’est pourquoi, dans un second temps, le bailleur demande à ses locataires de « veiller au bon usage de l’éclairage manuel et d’utiliser les ascenseurs lorsque cela est nécessaire (personnes âgées, personnes à mobilité réduite) moteur électrique, parents avec poussettes,

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portant commissions, étages élevés), sachant que chaque ascenseur utilisé coûte en moyenne 10 centimes d’euro ».

Face aux réactions de quelques mécontents, recueillies par Le Progrès, le propriétaire rhodanien a expliqué à Lyon :

« L’Opac du Rhône n’a rien à y gagner »

Nous voulions simplement sensibiliser nos locataires au fait que certaines activités quotidiennes ont un impact direct sur leurs charges. Nous ne voulons rien contrôler ni forcer, chacun est libre de décider s’il peut prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur.

Le directeur du patrimoine a confirmé qu' »il n’y a rien à gagner à l’Opac du Rhône ». « Il n’y a aucun avantage ou économie s’ils utilisent l’ascenseur ou réduisent les lumières. Nous voulons simplement les informer et trouver des solutions. »

Quant à la durée de ce plan d’amélioration énergétique, le vendeur estime que ces mesures seront nécessaires « au moins pour les deux prochaines années » compte tenu de l’augmentation du prix de l’électricité.