Spencer Phipps, designer californien à l’aura solaire

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Written By MilleniumRc

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En attendant notre transformation en avatars dans le métavers, Numéro Homme a dressé le portrait bien réel d’un visage : le beau visage fleuri d’un jeune créateur de mode masculin. Réunis à Paris devant l’objectif d’Erwan Frotin, ces futurs créateurs revêtent leurs propres habits et nous dévoilent l’inspiration, le cheminement, la réflexion et l’engagement innovant qui sous-tendent leur succès. Focus sur le créateur californien Spencer Phipps, allié de la nature et de l’homme, dont la personnalité solaire se reflète dans les tenues colorées, cool et surtout fonctionnelles de sa marque Phipps.

Réalisé par

Jean Michel Clerc

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Spencer, photographié par Erwan Frotin, porte une chemise en viscose à motifs, un haut et des leggings en polyamide, une jupe en coton à motifs, une écharpe, un collier, un bracelet et des bottes, PHIPPS. Boucles d’oreilles « Clash de Cartier », modèle XL et montre « Pasha de Cartier », CARTIER.

Il y a une aura vraiment cool chez Spencer Phipps. Au vrai sens du terme. C’est un mec grand, facile à vivre et sympa qu’on peut imaginer sans sur-ego, comme c’est souvent le cas dans l’industrie de la mode. Né à San Francisco, installé en Europe depuis plusieurs années, il entretient un esprit libre et anticonformiste depuis son adolescence en Californie. A 36 ans, il a eu plusieurs vies dans son domaine de prédilection. « J’ai découvert la mode quand j’étais adolescente. Le spectacle du défilé m’a tout de suite fasciné. C’était l’heure du spectacle John Galliano, Alexander McQueen… C’était du théâtre, pour moi ! Mais les univers de Tom Ford, Martin Margiela ou Marc Jacobs sont aussi intéressants que le mien, même s’il s’agit d’univers très différents. » A New York, il étudie les bases du métier à la Parsons School, puis il intègre le studio de création Marc Jacobs dans la mode masculine, pendant sept ans. C’est là qu’il regarde de plus près le fonctionnement d’un manoir, en écume constante. « J’ai ensuite rejoint l’équipe de Dries Van Noten, à Anvers, pendant trois ans. Changement radical! C’est beaucoup plus calme. [Rires.] Il y a un côté très intelligent dans l’approche de la mode belge, nous faisons beaucoup de vêtements intellectuels, c’est presque drôle. » Cette expérience des deux côtés de l’Atlantique a aiguisé sa vision, affiné la sienne. « La mode est nettement plus décontractée aux États-Unis, ce n’est pas une légende ! D’ailleurs, toute l’histoire de cette discipline se retrouve en Europe, notamment à Paris. Depuis combien de temps la Fédération de la Haute Couture et de la Mode est-elle là ? Deux cents ans ? [Elle a fêté ses 150 ans en 2018.] Aux États-Unis, cela fait presque cinquante ans [en fait soixante] que le CFDA [America’s Council of Fashion Designers] existe !

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