Strasbourg : Dans les CHU saturés les urgences « ne tiennent qu’à un fil »

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Déjà à la fin de l’année dernière, ils avaient lancé une mise en garde dénonçant la « détérioration constante des conditions d’admission des patients et l’absence de perspectives d’amélioration ». Trois mois plus tard, le personnel des urgences des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) fait le même constat amer : « C’est toujours le même discours, rien n’a changé. »

🚨 Les services d’urgence sont complets.

📍 Avant de vous rendre aux urgences 📍 Outre les urgences vitales et pour améliorer votre prise en charge, il existe d’autres alternatives d’avis ou de consultation médicale. pic.twitter.com/CveW1Jgvdi

Survenu à la mi-mars, le décès d’un patient admis aux urgences du CHRU a brutalement ramené l’attention sur un service retardé et saturé depuis des mois. S’il refuse de commenter le drame, tout comme la direction des HUS « à cause de la procédure en cours », Florence Perisse, urgentiste, ne mâche pas ses mots : « C’est toujours une catastrophe… C’est quand même très bondé et nous n’avons toujours pas de lits. »

« On se pose juste la question de jusqu’à quand on va tenir… »

Le praticien dénonce « l’absence de réponse de l’administration » : « On a le sentiment qu’on est des pions. Le fait que la situation soit dans la balance ne change pas grand-chose pour eux [l’administration]. » Avant de conclure : « C’est plus d’une bousculade qu’autre chose. Nous nous demandons juste combien de temps allons-nous tenir… »

Antoine Pons, délégué syndical au sein du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes en réanimation avancée (SNPHAR-E) et anesthésiste-réanimateur au Nouvel hôpital civil (NHC), partage ce constat : « C’est toujours la même histoire : il faut toujours faire plus avec moins de ressources. »

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Dans les couloirs du HUS, on indique qu’« entre les deux tours » de la présidentielle, il n’y aura aucune communication de l’administration. Cependant, l’hôpital continue de « sensibiliser le public au bon usage des cas d’urgence », en particulier sur les réseaux sociaux, exhortant le public à consulter un médecin via des « alternatives » pour éviter de surcharger davantage la salle d’urgence.