Strasbourg. Un homme décède après plusieurs heures aux urgences : ce médecin ne veut plus se taire

Photo of author

Rédacteurs passionnés de culture, d'actualité et nouvelles de tout genre

Un médecin urgentiste, cité dans l’enquête de Rue89 Strasbourg, révèle le décès d’un patient dans un hôpital strasbourgeois car, dit-il, les soins urgents n’ont pas été prodigués.

Editeur Strasbourg

Publié le 02/04/22 à 16:04

mis à jour le 04/02/22 à 18:39

Dans un article récent, Rue89 Strasbourg affirme qu’un patient présentant une hémorragie gastro-intestinale est décédé aux urgences jeudi 17 mars « par manque de soins ».

La direction alertée par le passé sur le manque de moyens

Selon un médecin urgentiste exerçant au Nouvel hôpital civil (NHC) et cité par des médias d’investigation locaux, ce décès aurait en effet pu être évité si les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) n’avaient pas disposé de moyens insuffisants.

Tout d’abord, selon nos confrères, le patient a passé « près de 12 heures en zone 4, une salle d’affectation des patients peu propice aux soins » avant d’être « transfusé ».

Dans son article, Rue89 Strasbourg rappelle que tant la direction des HUS que l’Agence régionale de santé (ARS) ont été alertées notamment sur le problème d’encombrement des ambulances.

Une enquête pour faire la lumière sur la question de la prise en charge

« Tout décès au sein de notre établissement reste une situation difficile pour toute la communauté hospitalière », répond dans un communiqué l’HUS, que nous avons contacté.

Conformément à la procédure en vigueur, le décès a été signalé à l’Autorité régionale de santé (ARS) via le Portail national des événements indésirables graves (EIG) et le directeur général mène une enquête. Les premiers éléments confirment la prise en charge médicale du patient aux urgences les 17-18. dans la nuit de mars et la disponibilité de lits en médecine, réanimation et chirurgie. L’enquête administrative permettra d’éclaircir les éléments dans les prochains jours, les causes exactes du décès seront précisées par l’examen en cours de la morbi-mortalité.

À LIRE  Urgences à Strasbourg : l'hôpital appelle les habitants à éviter de s'y rendre

Relancé dans ce paragraphe – « Les premiers éléments confirment […] la présence de lits en médecine, réanimation et chirurgie » – l’annonce du HUS précise : « Cela signifie que, selon la gravité du patient, il pourra être pris en charge car dans l’un des services mentionnés après une urgence. Son décès n’est donc pas lié à un manque de lits comme le suggère l’article de Rue89. L’étude de morbidité revient sur la façon dont il a été traité aux urgences.

« Un patient présentant une hémorragie gastro-intestinale serait venu au service d’hépato-gastro-entérologie », écrivent des confrères de Rue89, qui précisent que leur enquête « a révélé les difficultés de ce service de Hautepierre ». « Le 5 octobre 2021, le chef de service avait informé par écrit le directeur des HUS que ‘la sécurité des patients n’est plus garantie' », souligne la page.

Contactée, l’ARS Grand Est n’a pas répondu à notre demande.