Suspension du parachutisme à Pierrefonds : la préfecture est…

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Sollicitée par Zinfos974, la préfecture de La Réunion réagit à la décision de la DSAC OI de suspendre les activités du Para Club de Bourbon à Pierrefonds. Des « événements de sécurité » et un « conflit d’usage » sont cités par l’Etat qui rappelle que l’association sera de nouveau autorisée à organiser des sauts lorsqu’elle aura adapté ses protocoles aux demandes de la direction de l’aviation civile.

Par La Rédaction – Publié le mercredi 7 décembre 2022 à 14:23

Le conflit entre la Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile OI (DSAC OI) et le Para Club de Bourbon ne cesse de s’intensifier. L’Association a été suspendue d’utiliser la zone d’atterrissage à compter d’aujourd’hui et pour une période d’un mois.

Plusieurs professionnels de l’aéroport de Pierrefonds ont exprimé leur soutien à leurs homologues du Para Club sur Bourbon. Des manifestations ont eu lieu la semaine dernière, la piste a alors été momentanément bloquée. Le torchon brûlait depuis plusieurs semaines entre la DGAC OI et le club de parachutisme. Les services de l’État exigent la mise en place de mesures visant à réduire les risques sécuritaires. Le Club de Bourbon rappelle qu’aucun accident n’a été enregistré dans la zone de parachute en ses 46 années d’existence.

L’Etat a pointé du doigt « l’inaction » de l’association Préfecture de La Réunion pour clarifier la situation. « Des audits consécutifs (…) ont mis en évidence une dégradation alarmante du système de gestion de la sécurité des aérodromes. à d’éventuelles mesures d’atténuation de la part de l’exploitant », précisant la préfecture avant d’apporter d’autres éléments : « Pour cet événement sécuritaire il y a aussi de nombreux autres événements impliquant la sécurité, signalant des comportements individuels qui constituent un risque particulier pour la sécurité. »

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La Préfecture de La Réunion a précisé que « face à l’inaction des exploitants face aux risques posés par cet événement de sécurité, la DSAC-OI a demandé aux exploitants d’aérodrome d’ici fin octobre de mettre en place des mesures pour assurer la sécurité des activités des parachutistes en ségrégeant les flux, c’est-à-dire en dirigeant le trafic de manière à ce qu’aucun autre avion ne se déplace lorsque les parachutistes ont été largués. »

Le Service de l’Etat insiste sur la responsabilité des associations et des aéroports : « Il appartient à l’exploitant de l’aéroport de se concerter avec ses usagers pour trouver des solutions possibles pour répondre aux préoccupations de sécurité tout en présentant les activités qu’il souhaite voir se dérouler sur la plateforme. »

« A ce jour, et malgré diverses mises en garde de la DSAC OI, l’exploitant d’aérodrome n’a pas été en mesure de proposer une méthode de mise en œuvre pour répondre aux préoccupations de sécurité soulevées. Par conséquent, des contre-mesures suspendant l’utilisation de la zone d’atterrissage 9749 seront appliquées. Ces mesures seront levées une fois que les actions correctives appropriées auront été proposées et mises en œuvre par l’exploitant de l’aérodrome », a assuré la préfecture.

Les militaires peuvent encore pratiquer le saut

La suspension du saut en parachute pose des questions sur la formation des soldats qui sont également transportés par le Para Club Bourbon. La préfecture a confirmé que l’entraînement ne serait pas affecté : « Le 2e RPIMA a sa propre zone d’atterrissage pour les parachutistes distincte de la zone où son utilisation est suspendue à partir de demain. Ainsi, l’entraînement militaire est toujours possible.

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