Tarn : « viré » des urgences d’Albi après une chute de cheval…

Photo of author

Rédacteurs passionnés de culture, d'actualité et nouvelles de tout genre

l’essentiel

Virginie a fait une grave chute de cheval le 2 juillet. Elle a été conduite aux urgences d’Albi et quelques heures plus tard, elle a été renvoyée chez elle. Elle devra cependant être évacuée le lendemain vers l’hôpital universitaire de Purpan : elle souffre d’un hémopneumothorax et de multiples fractures des vertèbres, des côtes et de l’omoplate.

L’épreuve de Virginie a duré plus de 24 heures. Cette jeune femme, passionnée d’équitation, a fait une mauvaise chute à cheval dans l’après-midi du samedi 2 juillet. Les pompiers la transportent du centre équestre de Fréjairolles aux urgences de l’hôpital d’Albi. L’équipe médicale lui a alors fait radiographier ses côtes et son bras gauche, mais n’a rien trouvé.

« L’infirmière et sa collègue m’ont fait asseoir comme une marionnette sur la civière, j’ai crié de douleur, je ne pouvais plus respirer. Ils m’ont dit d’arrêter, que j’étais à l’agonie », raconte Virginia. Sa mère, Monique, est appelée pour venir la chercher, constate son état et demande à voir un médecin. Rien n’y fait : elle doit ramener sa fille à la maison.

Le soir, la douleur s’aggrave et Virginie se met à vomir. Monique appelle plusieurs fois le SAMU, mais il n’y a pas de suite. « La quatrième fois, l’opératrice à 15 ans m’a dit qu’elle appellerait la police si je rappelais ».

Évacuation au CHU de Purpan

Le lendemain matin, elle appelle le 3966 dès que le médecin de garde ouvre. Un médecin se déplace, examine Virginie et appelle aussitôt une ambulance pour la ramener aux urgences d’Albi. La jeune femme passe un scanner et le diagnostic est posé : elle souffre d’un hémopneumothorax. Elle a besoin d’un drain rapidement pour se débarrasser de l’air et du sang qui sont entrés dans son poumon droit.

À LIRE  A proximité d'Evreux. L'équipe de boxe s'assure de suivre La Musse

Mais ce n’est pas fini. Les résultats de l’examen révèlent également une fracture de plusieurs vertèbres, dont une à risque de lésion médullaire. La côte et son omoplate gauche sont cassées. L’hôpital d’Albi ne disposant pas de service de neurochirurgie, elle a été évacuée tard dans la nuit vers le CHU de Purpan, en réanimation, et s’est rendue à la table d’opération le lendemain matin pour libérer la moelle épinière et éviter les risques de paralysie.

Près d’une semaine après son accident d’équitation, Virgine est toujours hospitalisée à Toulouse. Vendredi, les infirmières ont réussi à la maintenir debout pendant quelques minutes. Sa mère, assistante sociale à la retraite, fait chaque jour des allers-retours entre Villefranche d’Albigeois et Toulouse pour être à son chevet.

Elle ne comprend pas pourquoi l’équipe médicale de garde aux urgences d’Albi samedi n’a rien vu à l’arrivée de sa fille. Mais aussi la façon dont elle dit avoir été traitée. D’autant que Virginie elle-même est employée dans l’établissement, où elle travaille depuis 4 ans comme secrétaire médicale.