Urgence : nouvelle journée d’utilisation pour les soignants

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Ce mardi 7 juin, à 13h30, neuf syndicats et collectifs hospitaliers se sont unis pour manifester dans plusieurs villes de France. L’objectif est toujours le même : de meilleures conditions de travail pour les infirmières.

Infirmiers, stagiaires, urgentistes, syndicats… Ensemble, ils militent pour des salaires plus élevés et plus de personnel par le recrutement. Las de la crise sanitaire, déçus par le Ségur de la Santé, aujourd’hui neuf syndicats (dont CGT, SUD, CFE-CGC) et collectifs se mobilisent entre hôpitaux et urgences. Dans un communiqué, les syndicats ont dénoncé des conditions de travail « extrêmement dégradantes » qui font que « les personnes nécessitant des soins perdent de réelles opportunités ». A Strasbourg, « aucun service n’est épargné, l’hôpital public se meurt faute de moyens », a assuré le directeur local de la CGT, Pierre Wach.Des mobilisations ont lieu aujourd’hui dans plus d’une cinquantaine de villes comme Paris, Grenoble, Bordeaux, Marseille. , Nantes et Toulouse, mais aussi devant les hôpitaux d’Aurillac, Epernay et Cherbourg.

Pourtant, à l’approche des élections législatives, c’est la mission « Flash » qui a démarré aujourd’hui. Elle est commandée par Emmanuel Macron. L’opération doit évaluer les difficultés rencontrées par les services de secours. Cependant, cette première journée d’action n’empêche pas le personnel soignant de se mobiliser. Selon un recensement de l’association Samu-Urgences de France, au moins 120 services ont dû limiter leurs activités ou s’y préparer. Le professeur François Braun, président de l’association, doit rendre compte à Emmanuel Macron des résultats de la « mission flash » d’ici fin juin. L’idée sera de « regarder service d’urgence pour service d’urgence et Samu pour Samu, territoire par territoire là où il y a un besoin », a déclaré vendredi le chef de l’Etat. Les décisions appropriées seront prises en juillet.

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Certains ne sont pas convaincus par cette opération, comme Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT : « Le temps des enquêtes est révolu ». Ce qu’il veut, ce sont « des négociations urgentes sur l’organisation du travail ». aussi docteur Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et responsable syndical CGT santé, estime que cette opération n’est qu’un stratagème pour gagner du temps. Le système de santé est déjà « en situation de catastrophe ». Selon lui, cette mesure n’est mise en œuvre que pour « reporter les décisions après les législatives ». Ils auront lieu les 12 et 19 juin. « Cette mission éclair est un peu une insulte pour nous », a déclaré jeudi Pierre Schwob-Tellier, membre du collectif Inter-Urgences. « On s’attend à un mois de juillet particulièrement difficile et à un mois d’août terrible. » Car avec l’été, souvent synonyme de pénurie de personnel soignant, les effectifs continuent de baisser.

Pelloux veut « déclencher un mouvement de grève aux urgences avant l’été »

Mais ce n’est pas tout, l’élection de François Braun, chef du service des urgences du CHR de Metz et officier de santé du candidat Macron, fait aussi débat. Parmi ces conseils adressés à la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon, il veut obliger les patients qui ont besoin de soins d’urgence à appeler le 15. Le Samu sera alors chargé de filtrer l’accès aux urgences. pour le docteur Pour Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), ce scénario est « injouable ». Il pense que le nombre d’appels aux services du Samu va exploser en conséquence. Des services qu’il dit être « déjà débordés ». Patrick Pelloux souhaite également « déclencher un mouvement de grève aux urgences avant l’été ».