Vacances : Obtenir son permis de conduire loin de chez soi, dans une petite ville, un bon plan ?

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Written By MilleniumRc

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Profitez des vacances d’été pour enfin obtenir votre permis de conduire. Une stratégie aussi ancienne qu’Hérode, mais qui est encore opérée par certains Français. Notamment ceux qui habitent dans les grandes villes où la conduite est réputée difficile et où obtenir une place de parking pour passer le permis de conduire est un véritable obstacle. « Actuellement, l’attente est de quatre mois en moyenne », observe Bruno Garancher, président d’ECF.

D’où l’idée de mêler l’utile à l’agréable pendant les vacances. En vous inscrivant dans une auto-école de votre station pour suivre tout ou partie de la formation et passer l’examen. Ou en passant par un intermédiaire qui leur propose un séjour tout compris : transport, hébergement, heures de conduite et passage de l’examen. Car certaines plateformes se sont associées à des auto-écoles dans des villes où il est plus facile d’obtenir une place à l’examen. Ainsi, ils proposent des séjours de 2 à 7 jours, selon les besoins de formation du candidat.

S’inscrire dans une auto-école sans intermédiaire

Ceux qui choisissent de s’inscrire, sans intermédiaire, dans une auto-école de leur lieu de vacances « sont généralement des jeunes qui restent en famille », note Sandra Carasco, présidente de l’Union nationale des chauffeurs indépendants (Unique). A son auto-école de Sanguinet (Landes), elle les voit arriver chaque été. Mais parfois, elle est obligée de déverser ses espoirs : « Cet été, j’ai reçu 20 demandes de citadins qui voulaient conduire quelques heures et fixer une date pour l’examen. Mais je n’ai réussi à en prendre que quatre, car j’avais déjà beaucoup d’élèves inscrits et un peu moins d’entraîneurs, dont certains étaient partis en vacances », raconte-t-il.

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Un avis partagé par Bruno Garancher : « Les lieux d’examens ne sont pas forcément beaucoup plus nombreux en province que dans les grandes villes. Selon lui, pour éviter les déconvenues, il faut anticiper : « Le candidat doit se renseigner deux mois et demi avant de partir en vacances et obtenir une certaine date pour l’examen avec l’auto-école. Côté financier, le pari est plutôt réussi : « Le prix de l’heure de conduite est environ 20 euros moins cher que dans une grande ville », souligne Sandra Carasco.

Passer par un intermédiaire avec une formule tout compris

Mais certains préfèrent passer par un intermédiaire qui leur organisera un programme sur mesure et s’assurera qu’ils réussissent l’examen le plus rapidement possible. C’est ce que propose la société Merci Léon : « Nous avons noué des partenariats avec une centaine d’auto-écoles en France. Les candidats qui nous contactent conduisent entre 6 et 20 heures avant de se présenter à l’examen. Ils y séjournent de deux jours à une semaine », explique Eric Maillard, PDG de l’entreprise.

Selon le responsable, la formation est optimisée : « car en province, avec un trafic moins dense, l’élève conduira beaucoup plus que dans une grande ville où il passera plus de temps arrêté dans les embouteillages ». Une formule qui a un coût puisqu’elle est de 999 euros pour un forfait de 6 heures de conduite, de passage de l’examen, de transport et d’hébergement. Auxquels s’ajoutent les frais de restauration.

« Les examinateurs sont souvent plus exigeants »

Si certains citadins tentent l’aventure d’obtenir un permis hors de leur région d’origine, c’est aussi parce qu’ils pensent qu’il sera plus facile d’en obtenir un. Car les pourcentages de réussite diffèrent d’une région à l’autre. Selon les données de la Sécurité routière, en 2021, le taux de réussite au permis B était de 74,8 % en Vendée contre 46,2 % dans le Val-de-Marne.

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Mais Bruno Garancher relativise ces chiffres : « Souvent les étudiants qui viennent des grandes villes pensent que dans une petite ville ce sera plus facile d’obtenir un permis de conduire, car il y a moins de circulation. Mais ce n’est pas nécessairement vrai car les examinateurs sont souvent plus exigeants. « Et pour ceux qui viennent armés, le risque d’échec n’est pas mince, selon Sandra Carasco : « Conduire sur un chemin de terre quand on n’y est pas habitué n’est pas facile. Il faut savoir dépasser un tracteur, se promener dans les rues très étroites des villages, respecter les nombreux arrêts… » Alors, pour ceux qui vont tenter de gagner le précieux sésame hors de leur pays, mieux vaut ne pas croire dans le miracle et redoublez d’efforts d’attention pendant les cours.